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Ligue des champions: capitaine Messi en reconquête à Wembley

Ligue des champions: capitaine Messi en reconquête à Wembley
L'attaquant du FC Barcelone, Lionel Messi (d), lors d'un match de Liga face à l'Athletic Bilbao, au Camp Nou, le 29 septembre 2018Pau Barrena

Dans la tempête émergent les vrais capitaines ? Héritier du brassard barcelonais, Lionel Messi doit tenir la barre contre Tottenham mercredi à Wembley en Ligue des champions, histoire d'effacer son naufrage au Mondial et trois matches d'affilée sans victoire avec le Barça.

- Cap sur la C1 -

Eliminé dès les huitièmes du Mondial-2018 par la France (4-3), l'Argentin aurait pu sombrer moralement, lui qui court depuis des années après un titre majeur en équipe nationale. Mais le finaliste du Mondial-2014 et des Copas America 2015 et 2016 semble s'être aussitôt reconcentré sur la nouvelle saison du FC Barcelone, mettant entre parenthèses sa sélection.

En Catalogne, le voilà honoré du brassard de capitaine, transmis par Andrés Iniesta qui a mis les voiles vers le Japon.

C'est une petite révolution pour le mutique attaquant: lors de la présentation de l'effectif au Camp Nou début août, Messi a pris la parole en public! Et fixé un cap ambitieux: reconquérir la Ligue des champions, confisquée depuis trois ans par les grands rivaux du Real Madrid.

"Nous allons faire tout notre possible pour que cette coupe si belle et si désirée revienne à nouveau au Camp Nou", a lancé Messi, qui en compte déjà quatre à son palmarès (2006, 2009, 2011, 2015).

La presse catalane s'étonne que le quintuple Ballon d'Or, talent pur entouré d'une constellation de stars, n'ait pas davantage dominé la scène européenne ces dernières années. La faute à trois éliminations consécutives en quarts de finale de C1, dont une gifle contre l'AS Rome au printemps (4-1, 0-3).

"Nous gardons au travers de la gorge la Ligue des champions", a prévenu la superstar, qui retrouve un terrain de connaissance à Wembley: il y avait marqué d'un tir puissant en finale de l'édition 2011 contre Manchester United (3-1).

- Figure de proue -

Sans les arabesques de Neymar depuis 2017, sans les passes magiques d'Iniesta depuis cet été, Messi reste à 31 ans la figure de proue du Barça et sa principale source de créativité: déjà huit buts et cinq passes décisives en neuf apparitions cette saison.

Contre le PSV Eindhoven (4-0), lors de la première journée de C1, "la Puce" a d'ailleurs inscrit un triplé symbole de son appétit européen. "Il transforme quelque chose d'extraordinaire en une routine", a commenté son entraîneur Ernesto Valverde.

La nouveauté, cette saison, c'est aussi de voir Messi extérioriser davantage son caractère sur le terrain, par exemple en venant davantage discuter avec les arbitres, parfois même avec véhémence.

"Il n'a pas changé de manière excessive", a analysé Valverde. "+Leo+ a toujours eu cette qualité de leader. C'est un cycle et pour +Leo+ cela se passe de manière assez naturelle."

- Ô Capitaine, mon capitaine -

Ce week-end, Valverde a néanmoins pris un risque en laissant Messi sur le banc au coup d'envoi contre l'Athletic Bilbao (1-1): son équipe a été très brouillonne et seule l'entrée du capitaine, passeur décisif, a permis d'arracher le nul.

De quoi raviver à Barcelone le spectre de la "Messi-dépendance" après une rare série de trois matches sans victoire, la première depuis deux ans, et d'inquiétants flottements défensifs.

"Nous ne pouvons pas dépendre du fait que Messi vienne tout résoudre", a pesté Luis Suarez.

Bref, la confiance des Catalans n'est pas au beau fixe avant de défier dans le très relevé groupe B de la C1 une équipe de Tottenham déjà dos au mur après sa défaite initiale contre l'Inter Milan (2-1).

"Si on gagne, très bien, si on perd, très mal. Nous le savons, si nous battons Tottenham nous ferons un grand pas" vers la qualification, a rappelé Valverde.

Et Messi en est également conscient: "On doit faire beaucoup mieux mais avec tranquillité, tout cela ne fait que commencer", a dédramatisé l'Argentin dans une nouvelle prise de parole samedi. Rassurant pour son équipage, comme un vrai capitaine.

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