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Luxembourg: les sociaux-chrétiens en tête, le sort de Xavier Bettel incertain

(Belga) Le parti social-chrétien (CSV) est arrivé en tête des élections législatives dimanche au Luxembourg, malgré un recul, devant les socialistes et les libéraux de l'actuel Premier ministre Xavier Bettel dont le sort reste incertain, selon des résultats provisoires.

Derrière le CSV (28% des suffrages), les socialistes du LSAP et les libéraux étaient dans un mouchoir de poche, autour de 17% chacun, tandis que les écologistes enregistraient une nette progression (de cinq points), obtenant 15%. Des négociations vont désormais avoir lieu entre les différents partis pour former une coalition réunissant au moins 31 des 60 sièges de la Chambre des députés. Lundi matin, le Grand-Duc recevra M. Bettel puis le président de cette assemblée et celui du Conseil d'Etat, une autre institution de premier plan, tandis que d'autres audiences avec les présidents des différents partis politiques sont également prévues. Du côté des petits partis, le parti pirate, dont le score a doublé, devrait faire son entrée à la Chambre des députés, tandis que la droite populiste (ADR) devrait renforcer sa présence avec un bond de deux points, avec plus de 8% des suffrages. Quelque 256.000 électeurs ont participé au scrutin, soit moins de 43% des électeurs. Les Luxembourgeois ont refusé en 2015 d'accorder le droit de vote aux étrangers, proposé par M. Bettel. Au précédent scrutin, en 2013, les sociaux-chrétiens avaient aussi terminé en tête mais les partis socialiste, libéral et écologiste s'étaient alliés pour renverser Jean-Claude Juncker, qui occupait le poste de Premier ministre depuis 1995. L'actuel président de la Commission européenne, qui a voté dimanche, a établi un lien entre ce scrutin et les élections européennes programmées en 2019. "Ce sont des élections qui ont lieu huit mois à peu près avant les élections européennes donc, l'électeur devrait avoir à l'oeil déjà le grand rendez-vous européen avec le suffrage universel" et "je voudrais qu'à ce moment-là, comme aujourd'hui au Grand-Duché, on dise clairement non aux extrêmes", a déclaré M. Juncker à RTL Luxembourg. (Belga)

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