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Migrants: l'ONG Lifeline assure coopérer avec les autorités maltaises

Migrants: l'ONG Lifeline assure coopérer avec les autorités maltaises
Le "Lifeline", bateau humanitaire exploité par l'ONG éponyme, arrive avec 234 migrants à bord dans le port de La Valette, le 27 juin 2018Matthew Mirabelli
Italie

L'ONG allemande Lifeline, qui exploite le bateau humanitaire éponyme, a assuré jeudi coopérer avec les autorités maltaises après le débarquement de plus de 230 migrants et l'ouverture d'une enquête à l'encontre de son capitaine.

"Nous coopérons", a dit le co-fondateur de Lifeline Axel Steier, joint par téléphone par l'AFP.

"Notre capitaine a été interrogé dans le cadre de l'enquête (mercredi soir) et est ensuite revenu sur le navire", a-t-il également expliqué. Jeudi matin, il est "de nouveau allé" répondre aux questions de la police, selon lui.

Par ailleurs, M. Steier a souligné n'avoir reçu à ce stade "aucun document concernant une mise sous séquestre" du bateau, comme l'ont annoncé les autorités maltaises.

Celles-ci n'ont pas commenté à ce stade.

Le Premier ministre maltais, Joseph Muscat, avait indiqué que le bateau devrait être mis sous séquestre pour les besoins d'une enquête ouverte à l'encontre de son capitaine, coupable selon lui d'avoir "agi contre les lois internationales".

Le bateau s'est amarré mercredi soir dans le port de La Valette, à Malte où il a débarqué plus de 230 migrants qu'il a secourus au large de la Libye, au terme d'une odyssée qui illustre le défi migratoire au coeur du sommet européen de jeudi et vendredi à Bruxelles.

M. Steier a réaffirmé que son organisation n'avait pas enfreint les lois en prenant en charge ces migrants. L'ONG s'est soumise "à tous les ordres des autorités sauf celui de renvoyer les gens vers la Libye", selon lui.

Pour lui, "un pourcentage très, très élevé" de ces naufragés est qualifié pour déposer une demande d'asile dans l'Union européenne.

L’Italie et la France ont accusé le Lifeline d'avoir agi dans l'illégalité en refusant de remettre les migrants aux garde-côtes libyens, affirmant que l'ONG faisait ainsi le jeu des passeurs.

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