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Perpétuité pour une jihadiste britannique de 18 ans qui préparait un attentat à Londres

Perpétuité pour une jihadiste britannique de 18 ans qui préparait un attentat à Londres
Safaa Boular sur une photo diffusée par la police londonienne le 4 juin 2018HO

Une Britannique jihadiste de 18 ans a été condamnée vendredi à la prison à vie pour avoir projeté un attentat au British Museum à Londres avec la complicité de sa mère et sa grande sœur.

Safaa Boular est la plus jeune femme à avoir été condamnée pour terrorisme au Royaume-Uni. Sa peine, prononcée par le juge Mark Dennis au tribunal l'Old Bailey à Londres a été assortie d'une période de sûreté de 13 ans.

En juin, sa grande sœur, Rizlaine Boular, 22 ans, avait elle aussi été condamnée à perpétuité, tandis que sa mère Mina Dich, 44 ans, avait écopé de onze ans et neuf mois de prison, dont cinq ans avec sursis.

Safaa Boular prévoyait d'attaquer le musée londonien en période d'affluence en utilisant des armes à feu et des grenades, qu'elle appelait "ananas", et avait donné pour nom de code à l'opération "Alice au pays des Merveilles", selon le parquet.

Elle avait fomenté cette attaque après avoir été empêchée par la police de rejoindre son fiancé en Syrie, un combattant du groupe jihadiste État islamique rencontré en ligne alors qu'elle avait 16 ans.

Surveillée par la police antiterroriste, elle avait été arrêtée peu après la mort de son fiancé, avec lequel elle avait mis au point le projet d'attentat contre le British Museum. Sa mère et sa soeur, et une amie de cette dernière, Khawla Barghouthi, 21 ans, avaient alors pris le relais.

Rizlaine et sa mère avaient notamment effectué une mission de reconnaissance des monuments célèbres du quartier de Westminster, le 25 avril 2017, et acheté des couteaux et un sac à dos le lendemain.

Arrêtées le 27 avril 2017, elles avaient toutes trois plaidé coupables. Khawla Barghouthi a elle été condamnée à une peine de deux ans et quatre mois d'emprisonnement pour n'avoir pas dénoncé le complot.

"Les trois femmes étaient remplies de haine et d'une idéologie toxique, et elles étaient déterminées à commettre un attentat. Si elles avaient réussi, il aurait pu y avoir des morts ou des blessés graves", a souligné un responsable de la police londonienne, Dean Haydon, dans un communiqué.

Il s'agit du "premier complot terroriste totalement féminin au Royaume-Uni lié à l’État islamique", avait-il relevé début juin, s'inquiétant de "l'augmentation du nombre de jeunes et adolescents impliqués" dans ce type de faits.

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