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Portugal: nouvelle manifestation contre les violences policières

Portugal: nouvelle manifestation contre les violences policières
Manifestation contre les violences policières et le racisme, le 25 janvier 2019 à Seixal, dans la banlieue de Lisbonne, au PortugalPATRICIA DE MELO MOREIRA

Une centaine de personnes ont manifesté vendredi dans la banlieue de Lisbonne contre les violences policières et le racisme, un sujet qui a aussi suscité un vif débat au Parlement après des violences lors d'une première manifestation en début de semaine.

"Justice", "Le racisme tue", "Non à la violence policière", clamaient les banderoles des protestataires - entre 100 et 150, selon des journalistes de l'AFP sur place - rassemblés devant la maire de Seixal, commune située à une vingtaine de kilomètres au sud de la capitale.

C'est une intervention musclée de la police pour mettre fin à une rixe dans un quartier de cette commune qui a déclenché une série d'incidents inhabituels au Portugal: heurts en marge d'une manifestation en centre ville, attaques au cocktail Molotov contre un commissariat et une dizaine de voitures dans plusieurs quartiers périphériques.

Au cours du débat parlementaire bimensuel vendredi, le Premier ministre socialiste Antonio Costa a été accusé par une élue de droite de ne pas faire assez pour "défendre l'autorité policière".

"C'est sûrement à cause de la couleur de ma peau que vous me demandez si je condamne ou pas ces actes de vandalisme", lui a rétorqué le chef du gouvernement, dont le père était d'origine indienne.

Les députés socialistes, alliés aux communistes et à l'extrême gauche pour former une majorité gouvernementale, se sont cette fois alignés avec la droite pour voter une motion condamnant "la série d'épisodes d'une violence inacceptable contre des agents de l'autorité".

"Les événements de cette semaine ne sont malheureusement pas exceptionnels", a déclaré à l'AFP José Pereira, membre d'une des associations organisatrices de la manifestation de vendredi.

"La police est intervenue de façon abusive et les policiers qui ont attaqué cette famille doivent être punis", a témoigné Manuel Vicente, 51 ans, un habitant du quartier où tout a commencé et où vit une importante communauté issue des anciennes colonies africaines du Portugal.

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