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"Commando" lié à l'ultradroite en Bourgogne: un jeune de 17 ans se rend à la police

Un jeune de 17 ans, qui serait derrière un mystérieux "commando" lié à l'ultradroite ayant revendiqué plusieurs attaques au marteau en Bourgogne et menacé un match de Ligue 1 à Dijon fin 2017, s'est PHILILPPE HUGUEN

Un jeune de 17 ans, qui serait derrière un mystérieux "commando" lié à l'ultradroite ayant revendiqué plusieurs attaques au marteau en Bourgogne et menacé un match de Ligue 1 à Dijon fin 2017, s'est rendu lundi à la police, a annoncé le parquet de Chalon-sur-Saône.

"L'auteur présumé, un mineur de 17 ans, s'est rendu à 10H55 aux forces de police. Il s'est présenté au commissariat de Chalon-sur-Saône et a été placé en garde à vue", a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Chalon-sur-Saône, Damien Savarzeix.

Début novembre, plusieurs attaques ayant causé des blessures légères avaient été revendiquées dans des courriels adressés aux quotidiens régionaux Le Bien public et Le Journal de Saône-et-Loire, au nom d'un groupe d'abord baptisé "commando de défense du peuple et de la patrie française" puis "OAS 26 septembre".

Il s'agissait de deux attaques au marteau commises à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) le 15 septembre, dont une au cri d'"Allah Akbar", pour "aiguiller les enquêteurs sur une fausse piste"; de trois autres survenues à Dijon le 26 septembre et d'une quatrième dans la même ville le lendemain, mais commise cette fois-ci avec un bocal de verre.

Les courriels réclamaient en outre la libération de huit "collègues" de la mouvance d'ultradroite liée au militant Logan Alexandre Nisin - qui projetait des "actions violentes" mais "aux contours imprécis", contre des politiques ou des mosquées.

Le "commando" menaçait, en cas de refus, de "frapper" le match de Ligue 1 Dijon-Troyes du 18 novembre, un ultimatum qui ne s'était pas concrétisé. Il avait également revendiqué le braquage d'une pharmacie de Chalon-sur-Saône, vendredi, pour un butin d'environ 200 euros.

L'adolescent "a fait la démarche lui-même" et s'est rendu "conformément à un engagement pris par courriel dimanche", a précisé M. Savarzeix. A ce stade "on est en droit de penser qu'il était le seul auteur" des revendications, mais l'enquête devrait le confirmer.

Une conférence de presse est prévue mardi en fin de matinée au parquet de Chalon-sur-Saône.

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