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A Vilvorde, le Plan Canal fonctionne mais souffre d'un manque de financement

(Belga) Le Plan Canal, lancé après les attentats de 2015 à Paris dans sept communes bruxelloises et à Vilvorde, a conduit à une augmentation spectaculaire du nombre de contrôles mais souffre d'une série de problèmes, dont un manque de financement, ressort-il du rapport d'évaluation présenté mercredi à la maison communale de Vilvorde par le bourgmestre de la localité, Hans Bonte (sp.a), et le ministre de l'Intérieur Jan Jambon(N-VA).

Ce rapport met notamment en lumière les différences de méthode de travail entre les différents partenaires flamands et bruxellois mais aussi le sous-financement structurel des zones de police de la périphérie. L'absence de financement, dès l'année prochaine, pour le suivi des personnes radicalisées et la prévention de la radicalisation à Vilvorde est également pointée. Néanmoins, le Plan Canal Vilvorde a permis de prendre à bras le corps un certain nombre de phénomènes criminels, dont ceux liés au radicalisme et au terrorisme. En 2017, selon le baromètre du Plan Canal, leur nombre est resté stable par rapport à l'année précédente même si "les comportements en lien avec un radicalisme violent" ont triplé, ce qui peut toutefois s'expliquer par la vigilance accrue portée à la question. En 2 ans, les cinq zones de police impliquées dans le Plan Canal ont mené de nombreux contrôles liés au trafic de drogues, aux armes, aux faux documents ou encore à l'économie illégale. Au total, 174 actions de grande ampleur ont été menées en collaboration avec la police fédérale. En 2017, 4 actions FIPA (Full Integrated Police Action) ont par ailleurs permis de contrôler 1.593 véhicules et 2.705 personnes. Septante-deux d'entre elles ont été privées de liberté, 11 armes ont été saisies et 30 personnes en séjour illégal ont été arrêtées. En 2016 et 2017, 35 actions BELFI ont aussi été enregistrées. Fruit d'une collaboration entre la justice, la police et les services d'inspection, ces actions permettent le contrôle de sociétés et d'asbl suspectées de liens avec le radicalisme. Dans les 151 entités contrôlées, 83 personnes ont été interceptées pour séjour illégal, 23 contrevenaient aux lois sociales et 9 étaient impliquées dans le trafic de stupéfiants. Enfin, 135 actions ont été menées en collaboration avec le service des étrangers, permettant de mettre la main sur 1.111 personnes en séjour illégal. (Belga)

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