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Grenoble: nouvelle action de femmes voulant se baigner en burkini

Grenoble: nouvelle action de femmes voulant se baigner en burkini
Avec et sans burkini sur une plage à Ghar El Melh proche de Bizerte en Tunisie le 16 août 2016FETHI BELAID
 
 

Plusieurs femmes appartenant à un collectif militant grenoblois se sont baignées mercredi en burkini dans une piscine de la ville, avant d'être verbalisées et exclues de l'établissement pour deux mois, a indiqué la mairie de Grenoble.

Selon la police, cinq militantes se sont introduites vers 15H30 dans la piscine Jean Bron, dans le centre de Grenoble, provoquant l'évacuation du bassin à la demande des agents municipaux, qui avaient bloqué l'accès à la baignade d'une dizaine d'autres femmes.

Ce nouvel incident intervient après plusieurs actions de ce collectif et des échanges tendus entre Éric Piolle, le maire écologiste de la ville, et le gouvernement, sur ce type de maillot de bain recouvrant l'ensemble du corps.

Cette action "s'est faite dans le calme, sans violence", a précisé à l'AFP Annabelle Bretton, adjointe chargée de l'éducation populaire et de la démocratie ouverte, qui a ensuite reçu les militantes en mairie.

"Ces méthodes d'action sont dans leur ADN. Elles sont dans leur créneau, et nous, tranquillement, on est dans le nôtre", en appliquant le règlement intérieur de la piscine, qui interdit ces tenues, assure l'élue.

Contactée mercredi par l'AFP, l'Alliance citoyenne, l'association en question, n'a pas donné suite dans l'immédiat.

"Depuis 2018, le syndicat des femmes musulmanes libres et voilées de l'Alliance citoyenne lutte pour accéder à la piscine, qui, on le rappelle, est un bien commun", affirmait le collectif dans un communiqué le 16 juillet sur Facebook.

Il venait alors d'organiser une "pool party" dans le hall de la mairie, pour réclamer à Éric Piolle de "laisser les femmes choisir leur maillot de bain."

En juin 2019, une dizaine de femmes soutenues par l'Alliance citoyenne avaient mené une action dans cette même piscine, en présence des médias locaux, pour revendiquer leur droit de se baigner en burkini.

Elles avaient alors justifié cet "acte de désobéissance civile" comme une protestation contre les règlements des piscines, qu'elles jugent discriminatoires.

Le 18 juin 2021, Éric Piolle avait, dans une lettre à Jean Castex, demandé au gouvernement de statuer au niveau national sur l'interdiction ou non de ces maillots.

En mars, Gérald Darmanin avait demandé à la Commission européenne d'annuler une subvention accordée à un consortium dont fait partie l'Alliance citoyenne, qu'il accuse de "promouvoir des règles compatibles avec la charia."




 

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