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L'épave d'un sous-marin allemand refait surface en France: c'était un Belge qui l'avait capturé… à cheval

L'épave d'un sous-marin allemand refait surface en France: c'était un Belge qui l'avait capturé… à cheval

Un sous-marin allemand datant de la Première Guerre mondiale a refait surface sur la plage de Wissant en France. L’appareil est réapparu grâce à des mouvements de sable. Son équipage avait été capturé par un cavalier Belge en 1917. Nous avons pu rencontrer sa petite-fille.

Deux morceaux de carcasse d’un submersible ont ressurgi sur une plage du nord de la France. Des restes qui sont apparus au mois de décembre à plus d’une centaine de mètres des dunes. Le sous-marin allemand s’était échoué le 26 juillet 1917 à Wissant juste en face des côtes anglaises.

"C'est un bateau qui faisait un peu plus de 49 mètres de long, 540 tonnes de déplacement. C'est un navire mouilleur de mines. Donc son intention était d'aller poser des mines, mais pour ça il faut longer la côte, pour la simple et bonne raison que nous avons des filets de haute mer qui étaient tendus entre l'Angleterre et la France pour attraper les sous-marins. Et il s'est approché un peu trop des plages", explique Vincent Schmitt, guide touristique à Wissant.

Mon grand-père Edgard Doetsch patrouillait avec ses hommes du 4e régiment de lanciers sur la plage

Le gouvernement belge est alors en exil à Sainte-Adresse, non loin de là. D’où la présence de soldats belges dans la région. "Mon grand-père Edgard Doetsch patrouillait avec ses hommes du 4e régiment de lanciers sur la plage au nord, donc près de Wissant. Et ils sont tombés sur sous-marin allemand qui avait été échoué. Et c'est comme ça qu'à cheval il a pu capturer un sous-marin", confie Laurence-Anne Doetsch, petite-fille du Lieutenant Edgard Doetsch.

Une prise qualifiée d’extraordinaire puisque ce monstre de technologie est capturé par des cavaliers sans qu’aucun coup de feu ne soit tiré. "Notre père nous racontait toujours que le commandant allemand avait décidé de se rendre, mais il n'était pas équipé pour se rendre, il n'avait pas de drapeau blanc. Donc il a utilisé une chemise blanche qu'il a agitée pour signifier qu'il se rendait à l'armée belge", indique Laurence-Anne Doetsch.

Les épaves de sous-marins de la Première Guerre mondiale ne sont pas nombreuses et encore mal connues. C’est donc une opportunité très rare de pouvoir en approcher une. D’autant qu’en fonction des marées et des vents, le submersible pourrait à nouveau disparaître, ou qui sait, dévoiler d’autres parties de sa carcasse.

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