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Mondiaux de judo: "L'accomplissement d'un travail acharné" pour Malonga

Mondiaux de judo:
La Française Madeleine Malongo championne du monde de judo en - 78 kilos à Tokyo le 0 août 2019CHARLY TRIBALLEAU

Madeleine Malonga (-78 kg), devenue championne du monde de judo à 25 ans, vendredi à Tokyo, à un an des JO-2020 dans la capitale japonaise, estime que son sacre est "l'accomplissement d'un travail acharné".

Q: Que représente ce premier titre mondial?

R: "C'est l'accomplissement d'un travail acharné, de longues années de travail, je n'ai même pas les mots. J'ai travaillé très, très dur, je suis vraiment contente qu'aujourd'hui, ça ait payé, avec la manière en plus. Je suis vraiment très fière de moi."

Q: Vous avez longuement pleuré après votre victoire...

R: "Je réalise que je l'ai fait, c'était un rêve et j'ai réussi à le faire aujourd'hui, au Japon, devant mes parents qui sont dans le public, et avec la manière, en gagnant par ippon en finale. Quand on commence le judo, la compétition, on rêve tous d'être champion du monde. Je suis rentrée à l'Insep en 2010 et quand j'ai vu les cadres (avec les photos) des champions du monde dans le dojo, je me suis dit: +Ma place est là, je veux être là+. Et aujourd'hui, je l'ai fait, c'est incroyable."

Q: Vous êtes arrivée relativement tard sur la scène internationale. Le temps vous a-t-il paru long?

R: "Un peu oui ! Je suis de la génération de Clarisse (Agbegnenou), de Priscilla (Gneto), qui ont eu des médailles tôt. On était un petit groupe de copines et quand tu as tes copines qui partent en +compet'+ et que toi, tu restes à l'Insep encore à t'entraîner, ce n'est pas facile. Je m'en rappelle, je leur disais tout le temps: +Non mais les filles, c'est bon, je ne vais pas passer ma vie à faire des Skype pendant que vous partez en +compet+!+. Ca n'a pas toujours été facile, mais c'est aussi que je n'étais pas prête. Je n'ai pas lâché, je me suis entraînée, et aujourd'hui, ça paie. Ce qui m'a fait tenir, c'est que j'ai cru en moi, même s'il y a eu des moments bas, j'ai continué à m'entraîner, tout le temps. Même si parfois ce n'était pas facile, je n'ai jamais abandonné, et c'est vraiment ça qui a fait la différence."

Propos recueillis par téléphone par Elodie SOINARD.

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