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Prison d'Alençon: un détenu poignarde grièvement deux surveillants

Prison d'Alençon: un détenu poignarde grièvement deux surveillants
Centre pénitentiaire d'Alençon à Condé-sur-Sarthe, en mars 2018JEAN-FRANCOIS MONIER

Un détenu qui se trouvait à l'unité de vie familiale de la prison ultrasécurisée de Condé-sur-Sarthe, près d'Alençon, a blessé grièvement deux surveillants avec un couteau mardi vers 09h30 avant de se retrancher avec sa compagne dans l'unité, a-t-on appris auprès de la direction de l'administration pénitentiaire.

Les deux surveillants âgés d'une trentaine d'années ont été hospitalisés mais leurs jours ne sont pas en danger, a précisé Alassanne Sall, délégué FO de la prison, dénonçant une "attaque terroriste", le détenu "radicalisé" ayant dit "Allah Akbar" en agressant les surveillants. Une source policière a confirmé que le détenu de 27 ans est considéré comme "radicalisé en prison".

Il n'était cependant pas détenu dans le quartier pour radicalisé ouvert dans cette prison en septembre, selon FO.

Le surveillant plus grièvement blessé, "éventré", "est au bloc pour une intervention chirurgicale après un scanner", a ajouté le syndicaliste. Selon la police, il est blessé au thorax.

L'autre surveillant a été blessé au visage selon la police. Selon FO, il a été touché à la mâchoire, au visage et dans le dos.

"C'est vraiment une tentative d'assassinat. Il y avait du sang partout. L'UVF était un champ de bataille. Un des surveillants a perdu connaissance à un moment", a ajouté M. Sall.

"Le détenu s’est retranché dans l’unité avec son épouse", selon un communiqué du ministère de la justice diffusé à la mi-journée. "L’ERIS (équipes régionales d'intervention et de sécurité) de Rennes est en route vers la maison centrale ; les forces de sécurité intérieure sont également mobilisées", selon le communiqué.

L'homme de 27 ans purge une peine de 30 ans de réclusion criminelle pour arrestation, enlèvement, séquestration suivie de mort et vol avec arme, et d'un an d'emprisonnement pour apologie publique d’acte de terrorisme. Il est libérable en 2038.

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