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Roland-Garros: Monfils tant bien que mal, Ostapenko KO

Gaël Monfils et Lucas Pouille, arrivés sans guère de repères à Roland-Garros, ont tous deux franchi le premier tour dimanche, le premier tant bien que mal, le deuxième sereinement, lors d'une première journée fatale à la tenante du titre Jelena Ostapenko.

. Ostapenko au tapis

Ostapenko dit déjà au revoir à Paris ! La jeune Lettonne, sensation du millésime 2017 qu'elle s'était offert à tout juste vingt ans, s'est inclinée d'entrée face à la 66e mondiale, l'Ukrainienne Kateryna Kozlova (7-5, 6-3). La N.5 mondiale a payé cash son accumulation de fautes directes (48) et de doubles fautes (13).

"J'avais cette pression incroyable. J'ai senti que je n'étais pas moi-même sur le court. J'ai joué à 20% de mes capacités. Je voudrais pouvoir revenir en arrière", a lâché la joueuse balte.

C'est seulement la deuxième fois dans l'ère professionnelle que la championne en titre est battue dès le premier tour à Roland-Garros, après la Russe Anastasia Myskina en 2005.

Autre surprise de la première journée, la défaite de l'Américaine Venus Williams (N.9) face à la 91e mondiale, la Chinoise Wang Qiang (6-4, 7-5).

. Monfils s'accroche

Monfils (38e) a eu besoin de quatre sets (3-6, 6-1, 6-2, 6-1) pour se défaire du jeune Français Elliot Benchetrit (302e, 19 ans).

"Honnêtement, si je gagne un match, je serai très content", avait-il lâché après son élimination d'entrée à Lyon il y a quelques jours, sa troisième en quatre tournois depuis son retour de blessure (dos) début mai.

Dimanche, 21 minutes se sont écoulées avant qu'il remporte son premier jeu, le temps pour Benchetrit, sans complexe pour ses premiers pas à Roland-Garros, de mener 4-0.

Après la perte du premier set, le score a tourné complètement à l'avantage de Monfils, sous l'effet conjugué du nombre croissant de fautes commises par Benchetrit (66) et des frappes de plus en plus lourdes du Parisien.

Mais pour le demi-finaliste de l'édition 2008, ça ne s'est pas fait sans grimacer ni se plier fréquemment, mains sur les genoux, comme pour reprendre son souffle. Il a même fait brièvement appel au médecin dès le deuxième set, pour un ventre douloureux. Et ne s'est pas évité une dernière frayeur au mollet gauche dans le quatrième.

Après la rencontre, Monfils (31 ans) a expliqué ne pas traverser "la meilleure période de sa vie" personnelle. Inquiétant avant de croiser le Slovaque Martin Klizan, récent tombeur de Novak Djokovic à Barcelone.

. Pouille se rassure

Sur le court central baigné de soleil, Pouille n'a eu besoin que d'à peine plus d'1h30 pour écarter le jeune Russe Daniil Medvedev (53e) en trois sets (6-2, 6-3, 6-4). Encourageant alors que le Nordiste de 24 ans se présentait Porte d'Auteuil en n'ayant engrangé qu'une seule victoire lors de la campagne sur ocre, à Rome, pour trois revers d'entrée (Monte-Carlo, Budapest et Madrid).

"J'ai fait un match complet du début à la fin. J'ai été solide. Je n'ai rien fait d'extraordinaire, j'ai essayé de faire des choses simples et ça m'a permis de gagner en trois sets, s'est félicité le 16e joueur mondial. Ca me rassure."

. Moutet, première

Grand espoir du tennis français, Corentin Moutet, s'est lui offert, pour son premier Roland-Garros à 19 ans, le vétéran croate Ivo Karlovic (93e), de vingt ans son aîné et 36 cm (!) plus grand que lui, en trois sets (7-6 (9/7), 6-2, 7-6 (7-5)).

La "machine à aces" (2,11 m) Karlovic en a fait pleuvoir 26 mais le Francilien, 143e mondial et bénéficiaire d'une invitation, a su se montrer opportuniste, en convertissant deux de ses cinq balles de break.

"J'ai réussi à garder mes émotions les plus stables possibles, à être présent dans les moments importants et à obtenir ma première victoire en Grand Chelem, en France, c'est ce que je voulais", a commenté Moutet. "Un rêve mais pas une fin en soi", a-t-il souligné.

. "Des frissons" pour Cornet

Pour son premier match depuis qu'elle a été blanchie dans l'affaire de ses trois "no show" aux contrôles antidopage, Alizé Cornet (33e) a renversé une situation mal engagée contre la finaliste de l'édition 2012, l'Italienne Sara Errani (74e). Menée 6-2, 2-0, la N.3 française a fini par conclure sur sa cinquième occasion (2-6, 6-2, 6-3).

"Je m'en suis sortie aussi parce qu'il y avait une ambiance de fou. J'en avais des frissons. J'ai +kiffé grave+ !", a salué Cornet, promise à un duel 100% français contre Pauline Parmentier ou Chloé Paquet.

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