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Tolbiac: pas de reprise des cours avant septembre, selon son directeur

Tolbiac: pas de reprise des cours avant septembre, selon son directeur
Le directeur du site universitaire de Tolbiac s'exprime devant les journalistes, le 20 avril 2018 à ParisCHRISTOPHE SIMON
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Les étudiants ne pourront "probablement" pas reprendre les cours à Tolbiac avant la rentrée de septembre, a estimé vendredi le directeur du site universitaire parisien après l'évacuation par la police des locaux occupés pendant trois semaines.

"Il y aura deux réouvertures distinctes: pour le personnel courant mai. En revanche, il va falloir attendre probablement la rentrée de septembre pour pouvoir accueillir les étudiants dans de bonnes conditions", a déclaré Florian Michel.

M. Michel s'exprimait à l'issue d'une réunion avec la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal, à laquelle participait également Georges Haddad, le président de l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, dont dépend Tolbiac, et les personnels ayant assuré la sécurité sur le site pendant l'occupation.

Le directeur de Tolbiac a néanmoins confirmé que les partiels prévus du 2 au 19 mai auraient bien lieu et qu'une semaine supplémentaire avait été ajoutée (jusqu'au 26 mai). Ces examens n'auront pas lieu à Tolbiac, a-t-il précisé, "mais dans d'autres centres universitaires de Paris et du Grand Paris" et que les étudiants allaient en être informés "dans les jours qui viennent".

Tags dans les amphis, matériel informatique détruit, détritus...: après l'évacuation au petit matin des occupants du bâtiment universitaire -- une tour de 22 étages -- l'état des lieux était douloureux vendredi. Les "dégradations" représentent "plusieurs centaines de milliers d'euros", a dit Georges Haddad.

"On va chiffrer les dégâts et faire en sorte que la tour soit opérationnelle le plus rapidement possible", a promis Frédérique Vidal.

Tolbiac était devenu le lieu emblématique de la mobilisation étudiante contre la réforme gouvernementale de l'accès à l'université, accusée par ses détracteurs d'instaurer un système de sélection.

Ce mouvement perturbe plusieurs sites universitaires en France, dont certains ont été fermés.

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