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"L'aide humanitaire est en route pour le Venezuela", selon Juan Guaido

(Belga) L'aide humanitaire envoyée par les Etats-Unis et leurs alliés "est en route pour le Venezuela", a annoncé samedi l'opposant Juan Guaido, en donnant le coup d'envoi depuis la Colombie au processus visant à lui faire franchir la frontière, fermée par le régime chaviste.

"L'aide humanitaire est en route pour le Venezuela de manière pacifique et tranquille pour sauver des vies", a déclaré dans la ville frontalière de Cucuta M. Guaido, qu'une cinquantaine de pays ont reconnu comme président par intérim du Venezuela. Le chef de file de l'opposition vénézuélienne a réitéré son appel à l'armée à laisser passer l'aide, qui s'accumule notamment dans des entrepôts de Cucuta depuis le 7 février, mais que le régime de Nicolas Maduro refuse, y voyant un préalable à une intervention militaire américaine pour l'évincer du pouvoir. "L'appel aux forces armées est très clair: bienvenus du côté correct de l'histoire, bienvenus les militaires qui aujourd'hui se mettent du côté de la Constitution", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse, en référence notamment aux quatre soldats de la Garde nationale bolivarienne qui ont déserté samedi et franchi la frontière colombienne. M. Guaido a également lancé "un appel au peuple chaviste, au peuple qui aujourd'hui veut se retrouver sur ces ponts" frontaliers entre le Venezuela et la Colombie. "Nous vous appelons, a-t-il dit, afin que vous vous manifestiez aussi en ce moment historique du Venezuela pour que cesse l'usurpation" du pouvoir par Nicolas Maduro, que ses adversaires accusent d'avoir été réélu frauduleusement. Arrivé vendredi à Cucuta, en dépit d'un ordre judiciaire lui interdisant de quitter son pays, le chef du parlement vénézuélien, dominé par l'opposition, était accompagné des présidents de Colombie, du Chili, du Paraguay, et du secrétaire général de l'Organisation des états américains (OEA). "Nous exigeons que soit permise l'entrée (de l'aide) de manière pacifique sur le territoire vénézuélien (...) L'empêcher serait une atteinte aux droits humains et pourrait constituer un crime contre l'humanité", a pour sa part déclaré le président colombien Ivan Duque, lors de cette conférence de presse. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, l'Unité de gestion des risques de catastrophes (UNGRD) colombienne a précisé que "14 véhicules ont été chargés" dans la nuit de vendredi à samedi, "avec environ 20 tonnes (...) de colis alimentaires, d'hygiène et de produits médicaux". (Belga)

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