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Action contre la faim "demande la libération" de ses six employés enlevés au Nigeria

Action contre la faim
Capture d'écran d'une vidéo diffusée le 25 juillet 2019 par un groupe nigérian lié au groupe Etat Islamique montrant une femme affirmant être membre de l'ONG Action contre la Faim, et cinq de ses colHandout

L'ONG Action contre la faim a demandé jeudi la libération de ses six employés, dont une femme, enlevés il y a une semaine au Nigeria lors de l'attaque d'un convoi dans le nord-est du pays.

Un groupe jihadiste nigérian affilié à l'organisation Etat islamique a diffusé jeudi une vidéo dans laquelle une femme vêtue d'un hijab bleu clair affirme en anglais qu'elle est membre de l'ONG française et qu'elle a été enlevée avec ses cinq collègues, placés derrière elle sur la vidéo.

"Ce sont des travailleurs humanitaires et de santé qui ont choisi de consacrer leur vie à accompagner les communautés les plus vulnérables du Nigeria et ne sont animés que par des principes de solidarité, d'humanité et de neutralité", écrit ACF dans un communiqué.

L'ONG "demande la libération de sa salariée et de ses compagnons", est-il ajouté, précisant qu'il s'agit de chauffeurs et agents de santé d'un programme humanitaire piloté par ACF dans la région de Damasak, dans l'Etat de Borno.

Dans un communiqué publié après l'attaque du convoi dans lequel se trouvaient les employés, ACF expliquait qu'un des chauffeurs avait été tué. "Une salariée d'Action contre la Faim, 2 chauffeurs et 3 personnels de santé sont portés disparus", ajoutait ACF sans préciser leur nationalité.

Selon des témoignages locaux, les six personnes avaient été vues transportées par leurs ravisseurs vers le nord-est du pays, aux alentours du lac Tchad, repaire usuel du groupe Etat islamique (EI) en Afrique de l'Ouest (Iswap).

La vidéo diffusée jeudi l'a été par le canal habituellement utilisé par ce groupe, branche de Boko Haram ayant fait allégeance à l'EI en 2016.

Cet "enlèvement est contraire au Droit international humanitaire et à toutes les règles de protections des travailleurs et des organisations humanitaires", écrit Action contre la faim.

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