Affaire Grégory: enquête sur des menaces de mort reçues par le procureur général

Affaire Grégory: enquête sur des menaces de mort reçues par le procureur général
Jean-Jacques Bosc, lors d'une conférence de presse à Dijon, le 16 juin 2017PHILIPPE DESMAZES
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Une enquête préliminaire a été ouverte lundi sur des lettres anonymes ayant menacé de mort le procureur général de la cour d'appel de Dijon, Jean-Jacques Bosc, huit mois après la relance de l'affaire Grégory, a-t-on appris auprès du parquet.

Une "enquête préliminaire des chefs de menaces de mort envers magistrat" a été ouverte lundi, a dit à l'AFP le procureur de la République à Dijon, Éric Mathais, confirmant une information de L'Express.

Le parquet a reçu une "transmission du procureur général (contenant) 3 lettres, dont une reçue au mois d'août". L'enquête, confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Dijon, vise à "tenter d'identifier le ou les auteurs", a ajouté M. Mathais.

Selon L'Express, une des lettres a été reçue par le procureur général en janvier. Écrite avec un normographe, une règle présentant des lettres évidées pour en faciliter le tracé, elle contiendrait, outre les menaces, des insultes à l'égard du magistrat.

Elle serait similaire au courrier du mois d'août, lui aussi écrit à l'aide d'un normographe et qui faisait référence au sort du juge Lambert, premier juge d'instruction de l'affaire Grégory qui a mis fin à ses jours le 11 juillet dernier.

Ce courrier avait été transmis dans un premier temps à la présidente de la chambre de l'instruction, Claire Barbier, chargée de l'enquête. Une analyse ADN n'avait révélé aucune correspondance avec les échantillons génétiques déjà présents dans le dossier.

Le procureur général avait dit à l'époque que lui-même et la présidente de la chambre de l'instruction recevaient par ailleurs régulièrement des courriers développant une interprétation de l'enquête ou apportant des éléments, qui sont lus et peuvent être ou non pris en compte.

Ce dossier, qui foisonne de lettres anonymes depuis ses débuts, avait été relancé en juin avec l'arrestation et la mise en examen de Marcel et Jacqueline Jacob, grand-oncle et grand-tante de l'enfant. Les époux sont soupçonnés d'avoir été des "corbeaux" et d'être impliqués dans le rapt et la mort du petit garçon de 4 ans retrouvé dans la Vologne le 16 octobre 1984.

Dans cette affaire vieille de 33 ans, une troisième personne, Murielle Bolle, a été mise en examen en juin. Adolescente en 1984, elle avait accusé son beau-frère Bernard Laroche, avant de se rétracter. Jean-Marie Villemin, le père de l'enfant, avait tué ce dernier - son cousin - en 1985.

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