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Conflit en Syrie - Des frappes "hystériques" du régime sur Douma

Russie, Syrie

(Belga) Dans la soirée de vendredi, les raids aériens repris dans la journée par le régime syrien, sur l'ultime poche rebelle dans la Ghouta orientale, se sont intensifiés. Selon des sources sur place, au moins 40 morts seraient tombés, dont une majorité de civils. Le directeur de l'association Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) parle de frappes devenues "hystériques", qu'il dénombre en centaines, sur la ville de Douma.

En parallèle aux raids aériens et bombardements, un assaut terrestre a été lancé par les forces pro-régime, sur les secteurs sud-ouest et est de la ville, ajoute Rami Abdel Rahman. "Les morts arrivent à l'hôpital en morceaux, nous n'arrivons même pas à les identifier", a témoigné à l'AFP un médecin d'un hôpital local. Un activiste sur place a décrit une situation "tragique" dans les rues de la ville, où de nombreux blessés décèdent par manque de soins, face à un manque criant de personnel médical compétent. L'OSDH indique que des bombardements ont atteint également la capitale, Damas, à moins d'une vingtaine de kilomètres de Douma. Au moins 4 personnes y ont succombé. Selon l'agence syrienne officielle Sana, qui relaie la version du régime en place, ces morts ont été causées par des "tirs de roquettes" de rebelles visant "plusieurs quartiers résidentiels à Damas". Ce seraient ces tirs qui ont poussé l'aviation syrienne à effectuer des frappes, en représailles. Mohammed Alloush, un responsable du groupe rebelle Jaich al-Islam, dernière formation d'insurgés que le régime tente de déloger de la zone, a cependant démenti l'information, affirmant que son groupe n'a pas attaqué la capitale. "C'est un prétexte utilisé par le régime pour justifier son offensive sauvage contre Douma", a indiqué le porte-parole du groupe, Hamza Bayraqdar. L'OSDH indique craindre une opération militaire de grande ampleur dans le cas où Jaich al-Islam, secoué par des dissensions internes, et les négociateurs russes, soutiens du régime de Bachar al-Assad, ne trouvent pas un terrain d'entente d'ici à samedi. Des militants présents à Douma affirment que des tracts ont été largués sur la ville vendredi, enjoignant les rebelles de quitter Douma pour Jarablus, plus au nord, ou de rester sur place mais de remettre leurs armes lourdes au régime en échange d'une amnistie. Cette amnistie garantirait aux jeunes rebelles de ne pas devoir intégrer les forces armées du régime avant quelques mois au moins. (Belga)

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