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Crise des migrants - L'ONU s'attend à 50.000 réfugiés burundais supplémentaires en 2018

Crise des migrants - L'ONU s'attend à 50.000 réfugiés burundais supplémentaires en 2018

(Belga) L'ONU s'attend à 50.000 réfugiés burundais supplémentaires en 2018 dans les pays de la région. La situation est aussi affectée par les violences en RDC, qui ont provoqué le déplacement de 8.000 personnes au Burundi, a dit mardi devant la presse à Genève la coordinatrice régionale pour le Burundi du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), Catherine Wiesner.

Depuis la crise politique en 2015 liée au processus électoral, plus de 400.000 personnes ont fui le Burundi. Avec seulement 21% des fonds demandés obtenus jusqu'à présent, leur situation est celle qui est "la plus sous-financée au monde" parmi les réfugiés, a indiqué Mme Wiesner. Pour 2018, l'agence onusienne a présenté mardi, avec plus de 25 autres institutions, un appel aux donateurs de 391 millions de dollars pour aider 430.000 personnes. Il faut éviter que les Burundais doivent faire face à "une crise de réfugiés oubliée", insiste-t-elle. En 2017, 61.000 personnes sont arrivées dans les pays voisins. Depuis le début des violences au Burundi, 254.000 sont parties en Tanzanie, 89.000 au Rwanda ou encore environ 45.000 en République démocratique du Congo (RDC). Parmi elles, 85% se trouvent dans des camps. Face à l'augmentation des besoins humanitaires, le manque de financement a affecté la distribution de nourriture et l'assistance en terme d'abris, d'éducation ou de lutte contre les violences sexuelles. Ou encore les vérifications de populations ou le soutien à la protection de l'environnement. La situation des droits humains au Burundi reste préoccupante. De même que la pression économique et les problèmes d'accès à la nourriture. Le HCR ne recommande pas des retours de réfugiés pour le moment. Certains ont déjà eu lieu. Par ailleurs, environ 8.000 Congolais sont arrivés au Burundi depuis deux semaines en raison des violences entre l'armée et les rebelles en RDC. Les retours volontaires de Burundais ont été "immédiatement suspendus de manière temporaire", a dit Mme Wiesner. L'afflux touche tous les pays de la région, notamment la Tanzanie où les camps font face à une surpopulation. Le HCR prépare aussi des plans d'urgence pour anticiper d'éventuelles conséquences du référendum constitutionnel en mai au Burundi. Le scrutin sera suivi "de près", a ajouté Mme Wiesner. (Belga)

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