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Damas condamne la décision des USA de classer "terroristes" les Gardiens de la Révolution

Syrie

(Belga) La Syrie a condamné lundi la décision de Washington de placer les Gardiens de la Révolution iraniens, l'armée idéologique de la République islamique, sur la liste des organisations "terroristes" étrangères, qualifiant cette mesure d'"irresponsable".

La décision américaine est une "attaque flagrante" de la souveraineté de Téhéran, principal allié régional de Damas, a déclaré une source au sein du ministère syrien des Affaires étrangères à l'agence de presse syrienne officielle Sana. L'Iran soutient militairement et économiquement les forces du régime de Bachar al-Assad dans le conflit en Syrie. Jugée "irresponsable", cette mesure américaine souligne en même temps le rôle important des Gardiens de la révolution dans la défense de l'Iran face aux Etats-Unis et Israël, a assuré la source diplomatique syrienne. "La décision américaine est une source de fierté", a-t-elle affirmé, toujours citée par Sana. Pour le président américain Donald Trump, cette mesure "sans précédent" "est une reconnaissance du fait que l'Iran n'est pas seulement un Etat soutenant le terrorisme, mais que les Gardiens participent activement, financent, et promeuvent le terrorisme". La mesure américaine concerne notamment la Force Qods, unité d'élite chargée des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution, comme en Irak ou en Syrie. Peu de temps après l'annonce de la décision américaine, l'Iran a riposté en affirmant considérer désormais "le régime des Etats-Unis comme un +Etat parrain du terrorisme+" et les forces américaines au Moyen-Orient comme des "groupes terroristes". Le Conseil suprême de la sécurité nationale iranien a condamné une décision "illégale et insensée". Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump a dans son collimateur le régime iranien. Il a retiré en mai 2018 les Etats-Unis de l'accord international de 2015 censé empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique, le jugeant trop laxiste. Dans la foulée, Washington a rétabli toutes les sanctions levées en échange de l'engagement nucléaire iranien, et promis une "pression maximale" avec des mesures punitives "les plus fortes de l'histoire". (Belga)

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