Elections en RDC - Un parti pro-Fayulu quitte la Commission électorale le jour J

(Belga) La déléguée d'un parti soutenant le candidat d'opposition Martin Fayulu a claqué la porte de la Commission électorale, a fait savoir mercredi sa formation politique à quelques heures de la publication des résultats provisoires de l'élection présidentielle en République démocratique du Congo.

La Commission électorale doit annoncer ses résultats mercredi à 23h00 (23h00 HB). "Le président de la Céni ne suit pas la procédure", a déclaré à l'AFP la secrétaire générale du Mouvement de libération du Congo (MLC), Eve Bazaiba. Le MLC est la formation de l'ex-chef de guerre et ex-vice-président, Jean-Pierre Bemba, qui soutient la candidature de Martin Fayulu au sein de la coalition Lamuka. "La Céni, même si elle a reçu des données électroniques, doit les confronter avec les données venues des Centres locaux de compilation. Cela n'a pas été le cas", a détaillé Mme Bazaiba. "En tant que secrétaire générale du MLC et porte-parole de Lamuka, je dis que la population congolaise s'est déjà choisie son président de la République que tout le monde connaît", a commenté l'alliée de M. Fayulu. "Kabila n'a pas à dire: je veux telle personne, je ne veux pas de telle. Ce n'est pas sa résidence privée, ni une affaire de famille, c'est une affaire d'État", a-t-elle conclu. Trois principaux candidats sont en course pour la succession du président Kabila, au pouvoir depuis 2001 et qui ne pouvait pas se représenter: son dauphin l'ex-ministre de l'Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary, et les deux têtes de l'opposition divisée, Martin Fayulu et Félix Tshisekedi. Des rumeurs font état d'un rapprochement entre le pouvoir et l'UDPS de Félix Tshisekedi. Ces "rumeurs" s'inscrivent "dans la logique de la réconciliation nationale", a déclaré mardi le secrétaire général de l'UDPS Jean-Marc Kabund, qui estime que Félix Tshisekedi est le "candidat pressenti gagnant" de l'élection du 30 décembre. "En tout état de cause, les deux personnalités ont intérêt à se rencontrer pour préparer la passation pacifique et civilisée du pouvoir", a poursuivi M. Kabund. "Nous n'allons pas rejeter la main tendue parce qu'il y a un temps pour tout. Un temps pour s'opposer et se disputer l'électorat mais aussi un temps pour s'unir", a commenté le porte-parole du gouvernement et de la majorité Lambert Mende, cité par Radio Okapi. (Belga)

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