Elections législatives en Colombie - La droite opposée à l'accord de paix l'emporte

Elections législatives en Colombie - La droite opposée à l'accord de paix l'emporte

(Belga) La droite opposée à l'accord de paix avec l'ex-guérilla des Farc est arrivée en tête des législatives de dimanche en Colombie, lors d'un scrutin historique auquel les anciens rebelles ont participé pour la première fois et à l'issue duquel ils ont fait leur entrée au Parlement. Bien qu'elle n'ait pas réussi à rafler la majorité, la victoire de la droite suscite l'incertitude quant à la suite de la mise en oeuvre de l'accord, signé en 2016.

En tête de la coalition de droite, c'est le Centre démocratique du sénateur et ex-président Alvaro Uribe, qui a recueilli le plus de voix, obtenant 19 sièges au Sénat et 33 à la Chambre des députés. Le centre et la gauche ont quant à eux atteint des scores historiques, selon des résultats officiels portant sur plus de 90% des suffrages. La Farc obtenait seulement 0,35% au Sénat et 0,22% à la Chambre, mais l'accord garantit 10 des 280 sièges du nouveau Parlement à l'ancienne guérilla marxiste. Les ex-rebelles, qui ont quitté la lutte armée dans la jungle des Andes pour l'arène politique, étaient visiblement émus dimanche. "Je vote pour la première fois de ma vie et je le fais pour la paix", a assuré l'ex-commandant rebelle et futur sénateur Pablo Catatumbo, 64 ans, en se rendant aux urnes sous la protection de gardes du corps. Plus de 36 millions d'électeurs étaient appelés à voter, à l'issue d'une campagne marquée par des violences contre la Farc, qui a annulé tout meeting public et a attribué ces "actes de sabotage" à "ceux qui n'ont pu accepter que la guerre est terminée". Dimanche, l'ex-candidat de la Farc à la présidentielle, Rodrigo Londoño, alias Timochenko, a indiqué être sorti de l'hôpital. Il avait été admis le 1er mars dans une clinique de Bogota où il a subi mercredi un pontage coronarien. Jeudi, l'ex-commandant guérillero Ivan Marquez avait annoncé qu'à la suite de cette intervention, Timochenko, donné bon dernier dans les sondages pour le premier tour de la présidentielle du 27 mai, renonçait à sa candidature. (Belga)

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