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Forte augmentation des expulsions de Centroaméricains du Mexique

Forte augmentation des expulsions de Centroaméricains du Mexique
Des migrants centroaméricains dans un centre de détention en attente d'être expulsés par les autorités mexicaines, le 26 avril 2019 à TapachulaALFREDO ESTRELLA

Les autorités mexicaines ont expulsé plus de 102.314 ressortissants d'Amérique centrale au Guatemala durant les huit premiers mois de l'année, soit une hausse de 63% par rapport à la même période l'an dernier, a annoncé mercredi le gouvernement guatémaltèque.

Cette augmentation intervient alors que Washington a soumis son voisin mexicain à une forte pression pour freiner l'immigration clandestine, après les tentatives de plusieurs dizaines de milliers de Centroaméricains, en majorité des Honduriens, des Guatémaltèques et des Salvadoriens, de gagner en "caravanes" les Etats-Unis.

Le Mexique a notamment renvoyé par voie terrestre au Guatemala 54.037 Honduriens, 34.430 Guatémaltèques, 12.317 Salvadoriens et 1.530 Nicaraguayens, a détaillé à la presse Alejandra Mena, porte-parole de l'Institut guatémaltèque des Migrations.

Les autorités mexicaines ont renforcé les contrôles à la frontière avec le Guatemala, après que le président américain Donald Trump a menacé d'imposer des tarifs douaniers punitifs sur tous les produits en provenance du Mexique.

Parallèlement, les expulsions de Guatémaltèques depuis les Etats-Unis ont augmenté de 8% au cours des huit premiers mois de l'année, par rapport à l'année dernière.

Environ 1,5 million de Guatémaltèques résident aux Etats-Unis, dont 300.000 à 400.000 légalement, selon une estimation officielle. Les "remesas", ou transferts d'argent des émigrés à leurs proches restés au pays, ont représenté près de 9,3 milliards de dollars en 2018.

La migration irrégulière a été un sujet d'intense débat en Amérique centrale au cours des derniers mois, alimenté par les départs de plusieurs caravanes de clandestins vers les Etats-Unis.

Le Guatemala et les Etats-Unis ont conclu fin juillet un accord sur le droit d'asile, faisant du pays centroaméricain un "pays tiers sûr" auprès duquel les demandeurs d'asile doivent effectuer leurs premières démarches.

L'accord n'est toujours pas entré en vigueur en raison d'une série de recours judiciaires déposés par plusieurs organisations qui considèrent que le Guatemala n'a pas les conditions sociales pour accueillir les migrants à grande échelle. Le texte doit également être ratifié par le Congrès.

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