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Ghislaine Maxwell, l'ex-compagne d'Epstein, serait en possession de vidéos compromettantes d'actes sexuels avec des personnalités influentes

Ghislaine Maxwell, l'ex-compagne d'Epstein, serait en possession de vidéos compromettantes d'actes sexuels avec des personnalités influentes
© Belga
 

Les avocats de Ghislaine Maxwell, ex-collaboratrice du financier Jeffrey Epstein arrêtée le 2 juillet, ont demandé à ce qu'elle soit libérée moyennant une caution de 5 millions de dollars et une assignation à domicile, assurant qu'elle ne chercherait pas à échapper aux poursuites pour trafic de mineures engagées contre elle.

Ghislaine Maxwell, 58 ans, a été inculpée d'avoir "aidé, facilité et contribué aux agressions sexuelles sur mineures de Jeffrey Epstein", de 1994 à 1997. Elle aurait recruté pour le financier new-yorkais, retrouvé mort en prison en août 2019, de jeunes adolescentes désargentées âgées de 14 ans et plus. Elle aurait participé parfois directement aux agressions, et risque jusqu'à 35 ans de prison en cas de condamnation.

"J'ai vu des vidéos de personnes très puissantes"

Selon un de ses amis, qui s'est confié au Daily Mail, Ghislaine Maxwell serait en possession de vidéos compromettantes. Il prétend que les images montreraient des actes sexuels impliquant des personnalités.

Ces enregistrements auraient été faits par Jeffrey Epstein pour pouvoir faire du chantage à ces personnes influentes. "Non seulement Epstein aimait être filmé avec des jeunes filles – il voulait également s’assurer de disposer d'un moyen de pression sur les hommes riches et puissants qui bénéficiaient de ses largesses malsaines (...) Ces vidéos pourraient impliquer des personnalités influentes. Si Ghislaine tombe, elle s’assurera d’emporter le plus de monde possible dans sa chute", raconte cette personne.

Un ancien voleur de bijoux, qui a utilisé le pseudonyme de William Steel, a déclaré qu'ils l'avaient "forcé" à regarder les images car ils voulaient le convaincre de leur "pouvoir". Il a également déclaré avoir vu des vidéos de "célébrités". Steel a déclaré au Sun: "Ils voulaient me convaincre de leur pouvoir. Ils se vantaient de "posséder" des gens puissants".

Il a ajouté: "J'ai vu des vidéos de personnes très puissantes - des célébrités, des figures mondiales - dans ces vidéos, ayant des relations sexuelles, des trios, et même des orgies avec des mineurs". L'ancien ami a également fait référence à deux politiciens américains "très en vue" qui étaient dans des vidéos avec des mineurs.

Christopher Mason, proche de Ghislaine Maxwell, a également parlé de cette affaire lors d'une interview accordée au New York Post. "Plusieurs personnalités très puissantes doivent être très inquiètes. J’espère que Ghislaine ne finira pas comme Epstein. Je suis très soucieux de cela. Je pense qu’elle est en danger. Il y a trop de pouvoir impliqué si elle parle", a précisé l'animateur de télévision.

Aucun "risque extrême de fuite"

Dans un document enregistré vendredi auprès du tribunal fédéral de Manhattan, ses avocats assurent que cette habituée de la jetset - née en France, éduquée en Angleterre avant de s'installer aux Etats-Unis en 1991 - n'a pas de raison de s'enfuir à l'étranger. Ils assurent que beaucoup de ses proches sont aux Etats-Unis et non à l'étranger, et qu'elle ne s'était faite discrète depuis l'arrestation de Jeffrey Epstein en juillet 2019 que pour échapper aux médias et se protéger, après avoir reçu notamment des "menaces de mort".

Les avocats de la fille de l'ex-magnat des médias britanniques Robert Maxwell affirment qu'avec son casier judiciaire vierge, elle ne présente aucun "risque extrême de fuite", contrairement à ce que disent les procureurs de Manhattan, qui eux demandent son maintien en détention. La défense met aussi en avant les risques d'une infection au nouveau coronavirus si elle devait rester emprisonnée.

Après son arrestation dans le New Hampshire, elle a été transférée lundi à la prison fédérale de Brooklyn, en attendant l'audience qui décidera de son éventuel maintien en détention, qui se déroulera par téléconférence le 14 juillet. Mme Maxwell devrait à cette occasion indiquer qu'elle entend plaider non coupable: "Mme Maxwell rejette vigoureusement les accusations contre elle et a l'intention de les combattre", indiquent les avocats.

 

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