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Hamid Babaei sort de sa prison en Iran: ses collèges de l'université de Liège sont immensément soulagés

Un chercheur iranien de l’université de Liège est sorti de prison dans son pays. Il a purgé une peine de 6 ans pour avoir refusé d’espionner la Belgique pour le compte de l’Iran. Ses collègues à Liège s’étaient mobilisés. Aujourd’hui, ils sont ravis que le cauchemar prenne fin. Fanny Dehaye avec Benoit Elsen et Emmanuel Tallarico.

Six ans et il est libre…Hamid Babaei aura purgé l’entièreté de sa peine en Iran. Hier, c’est la délivrance pour ses collègues dont fait partie Luc Pire, membre du comité de soutien HEC-ULiège: "On a reçu un SMS libérateur pleins de petits cœurs et de drapeaux belges. Ce qui est un signe, en même temps un remerciement. On a été tous immensément soulagés."

Un message envoyé par Cobra, sa femme. Après une attente de 10 heures devant la prison pour retrouver son mari. Le doctorant iranien de l'Université Liège avait été accusé "d'atteinte à la sécurité nationale par la communication avec des États hostiles (la Belgique)". La raison: avoir refusé d'espionner ses compatriotes en Belgique. Depuis 2013, la mobilisation était partout pour essayer de le libérer avant la fin de sa peine.

On envoyait tous les ans des centaines de cartes d’anniversaire à la prison à Hamid

Luc Pire évoque ce combat: "On n’a malheureusement pas obtenu sa libération plus tôt, mais on a obtenu des meilleures conditions de détention. On a obtenu qu’il soit soigné. Donc agir, informer les autorités qu’on surveille, qu’on est là, c’est très important. On envoyait tous les ans des centaines de cartes d’anniversaire à la prison à Hamid. Je ne crois pas qu’il en ai vu une, mais son directeur les recevait." Amnesty International a également suivi la situation d’Hamid Babaei comme l’explique sa porte-parole Valérie Michaux: "Il y a aussi de la colère qu’un étudiant comme Hamid Babaei passe 6 années en prison dans des conditions carcérales parfois très très dures avec un état de santé qui s’est fragilisé. Pendant longtemps sans avoir accès à un médecin à l’intérieur de la prison. Donc effectivement c’est une victoire, mais c’est beaucoup de colère aussi."

Amnesty reste préoccupé de la situation d’Ahmadreza Djalali, enseignant invité de la VUB, condamné à la peine de mort en Iran.

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