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JO-2016: Kip Keino et l'ex-ministre des Sports se rendent à la police kényane

JO-2016: Kip Keino et l'ex-ministre des Sports se rendent à la police kényane
Kipchoge Keino, alors patron du Comité olympique kényan, constate l'état de son bureau à l'issue d'une perquisition policière, le 20 septembre 2016 à NairobiTONY KARUMBA

Le légendaire athlète kényan Kip Keino et l'ancien ministre des Sports Hassan Wario, inculpés pour corruption et détournement de fonds lors des Jeux olympiques 2016 à Rio de Janeiro, se sont rendus jeudi à la police, conformément à une injonction de la justice.

Kipchoge Keino, 78 ans, double champion olympique de demi-fond (1.500m en 1968 et 3.000m steeple en 1972) et ex-président du Comité olympique kényan, et Hassan Wario, actuel ambassadeur du Kenya en Autriche, ont été inculpés lundi avec cinq autres dirigeants sportifs kényans.

Les deux hommes étaient toutefois absents, étant hors du pays. Le juge avait ordonné qu'ils se rendent à la justice avant jeudi. Ils devraient comparaître vendredi devant un tribunal, avec deux de leurs coaccusés qui n'étaient pas présents non plus lundi.

Hassan Wario fait face à six chefs d'inculpation pour abus de pouvoir. Kipchoge Keino, qui a été remplacé comme chef du Comité olympique kényan par l'ancien détenteur du record du monde du marathon, Paul Tergat, est accusé d'avoir accordé 2,5 millions de shillings (21.300 euros) à son fils Ian pour payer son billet d'avion et ses frais à Rio.

Kipchoge Keino, qui a été rappelé d'un voyage officiel à Mexico, où il a pris part à une cérémonie en l'honneur des médaillés des JO-1968, a nié avoir commis la moindre faute.

"Je n'étais pas signataire pour l'argent donné par le gouvernement pour les Jeux olympiques de 2016", a-t-il déclaré à l'AFP. "Mon rôle, en tant que président du Comité national olympique kényan, était de m'assurer que les équipes aient tout ce dont elles avaient besoin pendant leur préparation."

Les sept dirigeants doivent répondre d'accusations d'abus de pouvoir et de non-respect des lois sur la gestion des fonds publics, en lien avec le détournement de plus de 500.000 dollars (433.000 euros) lors des JO-2016.

La corruption est fréquente au Kenya où des millions de dollars d'argent public sont détournés chaque année.

Aux JO-2016, des tenues d'athlètes kényans avaient également été volées par des officiels.

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