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Karine Tuil et Joann Sfar parrains de la journée du français dans les médias

Karine Tuil et Joann Sfar parrains de la journée du français dans les médias
Joann Sfar à Paris le 20 mai 2016JOEL SAGET
Langue

Les auteurs Karine Tuil et Joann Sfar parraineront la 4e journée de la langue française dans les médias, le 20 mars, a indiqué mercredi le CSA à l'initiative de cette journée dans le cadre de la semaine de la langue française.

"Les médias ont une fonction de transmission et de préservation du langage mais parfois on oublie la diversité des mots, des registres, des manières de s'exprimer", a regretté l'auteur de BD et cinéaste Joann Sfar. "J'encourage tous les jeunes gens à maîtriser les gros mots, mais surtout à savoir quand il faut les dire".

"C'est ma mère qui m'a donné cet amour de la langue. Je suis fille d'immigrés. Quand ils sont arrivés en France, il y a eu très tôt ce désir d'intégration par la langue", a témoigné la romancière Karine Tuil. "J'ai compris que la langue révèle notre identité, notre classe sociale".

A l'occasion de cette semaine de la langue française et de la francophonie, Emmanuel Macron devrait annoncer un "grand plan" pour le français, le 20 mars.

"Nous avons le devoir de faire évoluer la langue française dans le monde moderne", qui "n'est pas aussi défaite qu'on le prétend", a souligné de son côté Loïc Depecker, délégué général à la langue française et aux langues de France au ministère de la Culture.

Une évolution qui passe notamment par la création de nouveaux mots pour éviter les anglicismes dans les médias, comme "live" (on dira plutôt "captation sur le vif"), "masterclass" ("classe de maître"), ou "fake news" ("fausse nouvelle" ou "infox"). "Inventez-les vous-mêmes et nous nous en saisirons avec joie", a-t-il lancé aux médias.

"La loi nous dit que nous devons protéger la langue, non pas comme un musée mais comme une chance", a indiqué Mémona Hintermann, la conseillère en charge de ces questions au CSA. "C'est un combat très moderne pour que le français aide, en particulier les plus vulnérables, à mieux s'agripper à ce mât".

"La langue est (historiquement) le premier des médias, il n'est pas anormal que les médias renvoient symboliquement l’ascenseur", a remarqué Nicolas Curien, président par intérim du Conseil supérieur de l'audiovisuel en l'absence du titulaire Olivier Schrameck.

Cinquième langue dans le monde, avec 274 millions de francophones, le français était en 2017 la 4e langue sur internet, selon une étude de la fondation Funredes. Ce nombre devrait quasiment tripler d'ici à 2050 grâce à l'explosion démographique en Afrique.

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