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L'homme fort de l'est libyen ordonne à ses troupes "d'avancer" sur Tripoli

L'homme fort de l'est libyen ordonne à ses troupes
Photos archives du Premier ministre du gouvernement libyen d'union nationale Fayez al-Sarraj (D), le 3 janvier 2019 à Tripoli, et de l'homme fort de l'est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, le 7 maiAbdullah DOMA, Mahmud TURKIA

L'homme fort de l'est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, a ordonné jeudi à ses forces "d'avancer" en direction de la capitale Tripoli, siège du gouvernement d'union nationale (GNA), renforçant les craintes d'un nouvel embrasement dans ce pays plongé dans le chaos.

"L'heure a sonné", a-t-il ajouté dans une déclaration diffusée sur la page Facebook du "bureau des médias" de l'Armée nationale libyenne (ANL), autoproclamée par le maréchal Haftar.

Le spectre d'un nouvel embrasement en Libye a refait surface mercredi soir, après l'annonce par les forces pro-Haftar de la préparation d'une offensive pour "purger l'ouest" libyen "des terroristes et des mercenaires", sans identifier davantage leurs cibles.

Cette annonce avait été faite par le général Ahmad al-Mesmari, porte-parole de l'ANL, au cours d'une conférence de presse à Benghazi (est). Il avait ajouté que ces "préparatifs" étaient "sur le point de s'achever".

Jeudi, dans sa première prise de parole sur le sujet, le maréchal Haftar a lui promis d'épargner les civils, les "institutions de l'Etat" et les ressortissants étrangers.

Du côté du gouvernement internationalement reconnu (GNA), le Premier ministre Fayez al-Sarraj a donné mercredi soir l'ordre aux forces qui le soutiennent de se tenir prêtes pour "faire face à toute menace".

Jeudi, des puissants groupes armés de la ville de Misrata (ouest) loyaux au GNA se sont dits "prêts" "à stopper l'avancée maudite" des troupes du maréchal Haftar.

La communauté internationale a fait part ces dernières heures de son inquiétude face au risque "d'escalade" et de "confrontation".

"J'appelle au calme et à la retenue alors que je me prépare à rencontrer les dirigeants libyens", a clamé dans la matinée sur Twitter le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui se trouve actuellement à Tripoli.

Il n'existe "pas de solution militaire", a-t-il réaffirmé.

Plongé dans le chaos à la suite de la chute de la dictature de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est principalement divisée entre deux autorités rivales: à l'ouest, le GNA de Fayez al-Sarraj, établi fin 2015 par un accord parrainé par l'ONU et basé à Tripoli, et à l'est l'ANL autoproclamée du maréchal Haftar.

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