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L'immigration clandestine augmentera dans les prochains mois (gouvernement américain)

L'immigration clandestine va augmenter dans les mois qui viennent, a affirmé mercredi la ministre américaine de la Sécurité intérieure, Kirstjen Nielsen, en défendant la déclaration d'"urgence nationale" du président Donald Trump pour financer le renforcement de la frontière avec le Mexique.

Au lendemain de la publication de nouvelles statistiques officielles sur la hausse du nombre de personnes entrées illégalement aux Etats-Unis par la frontière avec le Mexique, Mme Nielsen a affirmé au Congrès que l'immigration illégale était "hors de contrôle, et menaç(ait) la sécurité publique et nationale".

"Ne vous y trompez pas: cette chaîne humaine de la misère s'allonge", a-t-elle précisé aux élus de la Chambre des représentants.

Elle a cité les chiffres publiés par le service des douanes et de protection des frontières (CBP), qui montrent que 76.103 personnes ont été stoppées après leur arrivée sur le territoire américain depuis le Mexique en février, un record mensuel depuis octobre 2013.

"C'est une hausse de 80% par rapport à la même période de l'an dernier", a-t-elle ajouté. "Et je peux vous dire que le CBP prévoit que le problème va s'aggraver au printemps".

Elle a souligné le niveau record de migrants arrivant à la frontière avec leur famille pour échapper à la pauvreté et la violence dans leur pays.

Elle a dit compatir avec les migrants, mais elle a insisté sur le fait qu'il s'agissait d'une "urgence": "en tant que ministre de la Sécurité intérieure, je ne peux plus vous assurer que nous savons qui arrive dans ce pays. C'est une menace directe envers notre sécurité nationale."

Après la Chambre des représentants, le Sénat se prépare dans les prochains jours à rejeter la déclaration d'urgence nationale décrétée en février par M. Trump, de nombreux élus accusant le président d'abus de pouvoir.

Cette procédure d'exception lui permet de contourner le Congrès en puisant dans le budget de la Défense pour financer cette barrière physique, qui doit empêcher ce que le président qualifie d'"invasion".

"Je suis convaincue que c'est une urgence", a poursuivi Mme Nielsen, sans se prononcer sur la question de la limite des pouvoirs de l'exécutif. "Nous avons besoin d'une barrière. Nous ne pouvons pas prendre le contrôle opérationnel de la frontière sans ça".

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