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L'Iranien Zarif interdit de visite dans un hôpital new-yorkais

(Belga) Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, pourra rendre visite au représentant de l'Iran à l'ONU, Majid Takht-Ravanchi, actuellement hospitalisé à New York, uniquement si la République islamique libère un ressortissant américain emprisonné, a affirmé samedi le département d'Etat.

Le chef de la diplomatie, visé par des sanctions américaines, ne peut se déplacer que dans un périmètre strictement limité autour du siège des Nations unies à Manhattan. Il a donc demandé une autorisation, qui lui a été refusée, pour accéder à l'hôpital où est traité M. Takht-Ravanchi. "Nous avons expliqué à la mission iranienne que la requête de déplacement sera acceptée si l'Iran libère un citoyen américain", a indiqué une porte-parole du département d'Etat. "L'Iran détient injustement plusieurs ressortissants américains depuis des années, faisant souffrir leurs familles et leurs amis qui ne peuvent les voir librement", a-t-elle expliqué. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Abbas Mousavi, avait auparavant indiqué à la télévision d'Etat que M. Takht-Ravanchi souffrait d'une "maladie relativement grave" et avait été hospitalisé cette semaine pendant l'Assemblée générale de l'ONU. Il a dénoncé des "conditions sans rapport" avec "une simple visite à un ami et un collègue de 40 ans". Cette requête américaine "très étrange" montre "l'insolence et l'indécence ultime d'un gouvernement soi-disant civilisé qui prétend être en faveur" des droits humains, a-t-il ajouté. Les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran sont exacerbées depuis le retrait de Washington en 2018 de l'accord international signé trois ans auparavant. Le texte, qui visait à empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, était jugé trop laxiste par M. Trump. Depuis, Washington a rétabli de sévères sanctions qui étranglent l'économie iranienne pour forcer Téhéran à négocier un nouvel accord plus contraignant. (Belga)

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