L'ouragan Isaac rétrogradé en tempête tropicale, mais les Antilles se préparent

L'ouragan Isaac rétrogradé en tempête tropicale, mais les Antilles se préparent

L'ouragan Isaac, rétrogradé en tempête tropicale, poursuit sa route vers les Antilles, qui se préparent, un an après le passage dévastateur de l'ouragan Irma.

Plus au nord, l'ouragan Florence, classé en catégorie 4, menaçait la côte est des États-Unis où la ville de Washington et trois États ont été placés en état d'alerte.

La trajectoire et surtout l’intensité d'Isaac reste encore incertaine et la vigilance jaune cyclonique est maintenue sur la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy, îles où le phénomène climatique, qui se situait mardi à environ 1400 km à l'est, doit arriver dans la nuit de mercredi à jeudi.

A Saint-Martin, où l'ouragan Irma a tué 11 personnes en septembre 2017, l'approche d'Isaac se fait sentir dans les rayons du seul supermarché de la partie française. "Ce n’est pas encore la cohue mais les caddies sont plein d’eau et de conserves…cela incite à faire de même car on a peur de manquer", indique une cliente. "Je voulais faire quelques courses mais le parking était plein…impossible de se garer", regrette un autre.

Les autorités multiplient les réunions de coordination. "Il s’agit de se préparer au mieux, nous avons effectué un état des lieux très précis" des zones à risque, explique la préfète Sylvie Feucher. Un pré-positionnement de 100 hommes a été sollicité auprès de Paris.

"Les ravines ont été nettoyées, un ramassage intensif des déchets et des encombrants est prévu" afin de "réduire la présence de projectiles", explique Daniel Gibbs, le président de la Collectivité. Sept abris seront ouverts en cas de passage en vigilance rouge, offrant 1.500 places.

Le préfet de la Guadeloupe Philippe Gustin veut lui "ré-impulser la culture du risque" pour éviter les ruées de dernières minutes. "Comme le faisaient les anciens, cela passe par constituer des réserves d'eau et d'aliments dès le début de la saison cyclonique", a-t-il expliqué à l'AFP.

Dans un hypermarché de Baie-Mahault, Pauline Castanier, jeune maman de Petit Bourg, transporte un paquet de couches et huit packs d'eau dans son caddy car "après Maria on n'avait pas eu d'eau pendant une semaine. Cette fois on prend plus les devants".

En Martinique, l'heure n'est pas à la panique, même si les rayons d'eau minérale ont été pris d'assaut lundi au point que certaines enseignes se sont retrouvées par moment vides.

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