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La Belgique candidate au Conseil des droits de l'homme des Nations unies

La Belgique candidate au Conseil des droits de l'homme des Nations unies

La Belgique pose sa candidature afin de devenir membre du Conseil des droits de l'homme des Nations unies pour la période 2023-2025, a annoncé mardi le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders à la tribune de l'ONU à Genève. Il a souligné l'engagement belge pour la promotion et la protection des droits humains "par la voie du multilatéralisme".

Le vice-Premier ministre a officialisé la candidature belge lors de son discours prononcé à l'occasion de la 40e session du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Créé en 2006 et composé de 47 Etats membres, l'organe intergouvernemental a la responsabilité de "renforcer la promotion et la protection" des droits de l'homme dans le monde. En cas d'élection par l'assemblée générale fin 2022, la Belgique exercerait son troisième mandat au sein du Conseil, après les périodes 2009-2012 et 2016-2018. Elle a actuellement un statut d'Etat observateur. Didier Reynders a rappelé, lors de son allocution, "l'attachement continu" de la Belgique aux droits de l'homme et les réalisations du précédent mandat.

"La Belgique s'est toujours efforcée, au cours des trois dernières années, de promouvoir et protéger les droits des personnes qui ne peuvent pas compter sur une protection juridique étatique appropriée." Les droits de l'homme comptent également parmi les priorités du mandat belge au Conseil de sécurité des Nations unies, a poursuivi le ministre. Selon lui, ils ne peuvent constituer "le troisième ou dernier pilier de l'Onu". "Bien au contraire, ce n'est qu'en acceptant leur importance que la paix et le développement durable pourront se renforcer", a-t-il ajouté. La Belgique veut à cet égard "renforcer le lien" entre New York et Genève. Pour le chef de la diplomatie belge, le Conseil doit continuer à remplir son "rôle protecteur" des droits et des libertés fondamentales à travers toutes les régions et les sociétés, "quel que soit leur système politique".

"La crédibilité du Conseil dépend des Etats membres qui en font partie et qui participent à ses activités."Le ministre a encore souligné l'importance du dialogue pour améliorer la situation des droits humains à travers le monde. "Tourner le dos au Conseil n'est pas une option", a-t-il insisté.L'institution doit par ailleurs nouer des partenariats avec des organisations régionales comme le Conseil de l'Europe et l'Union européenne afin de poursuivre ses objectifs avec efficacité, a jugé Didier Reynders. "La Belgique a une longue tradition et la volonté d'être très active dans le domaine des droits de l'homme", a ajouté Didier Reynders auprès de l'agence Belga. "Pour la diplomatie belge, c'est probablement la première priorité quand je vois les actions que l'on mène à travers le monde."

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