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Le Chili refuse de négocier sa frontière avec la Bolivie

Le Chili refuse de négocier sa frontière avec la Bolivie
Le ministre chilien des Affaires étrangères Roberto Ampuero devant l'Organisation des États américains (OEA), le 14 juin 2018 à WashingtonMandel Ngan

Le territoire chilien ne fera l'objet d'aucune négociation avec la Bolivie, a déclaré vendredi le ministre des Affaires étrangères du Chili, Roberto Ampuero, à dix jours d'une décision de la Cour internationale de justice (CIJ) sur une demande d'accès à la mer déposée par La Paz.

"Nous partageons le même avis avec tous les anciens ministres des Affaires étrangères chiliens: notre territoire souverain est protégé et ne fera l'objet d'aucune négociation", a déclaré Roberto Ampuero lors d'une conférence de presse, après une réunion avec plusieurs de ses prédécesseurs.

"Si le Chili n'est pas contraint de négocier son territoire souverain, ce sera un très mauvais résultat pour le président [bolivien] Evo Morales", a ajouté M. Ampuero.

La Bolivie est devenue enclavée après avoir perdu son accès à la mer à l'issue d'une guerre de quatre ans contre le Chili en 1883. Elle avait alors été amputée de 120.000 km2 de territoire et 400 km de côte.

Après plus d'un siècle de négociations infructueuses, La Paz a déposé une plainte auprès de la CIJ en avril 2013. La Bolivie clame que le Chili s'était engagé à mettre fin à l'enclavement du pays le plus pauvre de l'Amérique du Sud.

Les deux pays, qui n'ont pas eu de relations diplomatiques depuis 1978 en raison de ce différend, s'affrontent également à La Haye sur un litige fluvial: la Bolivie conteste au Chili l'exploitation de la rivière Silala, qui coule dans une région frontalière entre les deux pays.

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