Le Printemps arabe n'est pas terminé, dit Macron à Tunis

Le Printemps arabe n'est pas terminé, dit Macron à Tunis
Le président français Emmanuel Macron s'adressant au Parlement tunisien le 1er février 2018Eric FEFERBERG

Le Printemps arabe n'est pas terminé et la Tunisie, où il est né en 2011, a le devoir de réussir sa transition démocratique pour rester "un modèle", a déclaré jeudi le président français Emmanuel Macron à Tunis.

"On a parlé de printemps, de Printemps arabe, on a parlé de révolution et beaucoup pensent que cette page est tournée", a dit M. Macron dans un discours au Parlement au second jour d'une visite d'Etat en Tunisie.

"La page du Printemps arabe n'est pas tournée. Vous êtes en train de la vivre, de la faire vivre", a-t-il ajouté.

La Tunisie a mené une "révolution culturelle profonde", a poursuivi le président français, en citant la liberté de conscience et l'égalité entre hommes et femmes inscrites dans la Constitution adoptée début 2014, mais aussi des mesures annoncées par son homologue tunisien Béji Caïd Essebsi l'été dernier pour mettre fin à des discriminations entre hommes et femmes.

"Vous avez réussi à instaurer un Etat civil là où beaucoup pensaient que c'était impossible. Vous avez fait mentir ceux (...) qui disent que les sociétés où l'islam est présent ne sont pas compatibles avec la démocratie", a-t-il encore dit.

Le président a souligné "l'immense responsabilité" de la Tunisie "parce que le monde arabe, le Maghreb, toutes les rives de la Méditerranée vous (...) regardent faire et ont besoin de vous voir réussir".

"La France sera à vos côtés pour que vous réussissiez ce formidable printemps qui n'a pas fini de bourgeonner", a-t-il lancé.

M. Macron a annoncé son souhait d'organiser cette année une première réunion en France avec des dirigeants et des membre de la société civile de quelques pays européens méditerranéens et du Maghreb afin de réfléchir à "une vraie stratégie méditerranéenne".

Après ce discours, le chef de l'Etat français devait rendre hommage aux victimes de l'attentat du musée du Bardo en 2015 puis déjeuner avec des artistes, universitaires, militants et responsables économiques et syndicaux tunisiens. Il doit quitter Tunis en fin de journée pour rejoindre le Sénégal où il effectuera une visite d'Etat de deux jours.

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