Le Salvador élit ses députés, scrutin test pour le parti du président

Le Salvador élit ses députés, scrutin test pour le parti du président
Bureau de vote à San Salvador, le 4 mars 2018MARVIN RECINOS

Quelque cinq millions de Salvadoriens étaient appelés aux urnes dimanche, pour élire députés et maires, scrutin test pour le parti du président de gauche Salvador Sanchez Ceren, dans la perspective de la présidentielle de 2019.

Pour que le parti du président, le Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN) "continue à gouverner, il a besoin de 29 députés, le chiffre magique", sur un Parlement qui en compte 84, résume l'analyste politique et universitaire Juan Ramon Medrano.

"Si cela n'est pas le cas, ce sera assez compliqué et difficile pour le président, Sanchez Ceren", prévient-il.

Le FMLN, issu des guérillas qui ont chassé le gouvernement soutenu par les Etats-Unis lors la guerre civile entre 1979 et 1992, est au pouvoir depuis 2009 après s'être transformé en parti politique et avoir abandonné son credo marxiste.

Il dispose dans la chambre sortante de 31 sièges et dirige le pays avec l'appoint de petits partis de centre-droit.

L'Arena, le parti d'opposition de droite, l'Alliance républicaine nationaliste, compte 35 députés.

Certaines décisions du gouvernement, comme la nomination des juges à la cour suprême, nécessitent une majorité qualifiée de 56 députés.

Parallèlement, les Salvadoriens doivent élire les maires et conseillers municipaux dans les 252 communes du pays.

Un mauvais score pour le FMLN serait un "désastre sur le plan électoral dans la perspective de l'élection présidentielle de 2019", estime l'analyse politique.

Salvador Sanchez Ceren, en fonction depuis juin 2014, ne peut se représenter pour un second mandat conformément à la constitution.

L'Arena, au pouvoir entre 1989 et 2009, a mené à bien la privatisation du système de retraite, ainsi que celle du réseau d'électricité et de télécommunications. L'opposition de droite a fait campagne, pour ces élections, sur l'emploi des jeunes, l'amélioration des services de santé et une réduction des dépenses de l'Etat.

De son côté, le FMLN veut notamment mener des réformes constitutionnelles pour donner davantage la parole au peuple.

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