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Ligue de diamant à Londres: duel américain sur 100 m, Lavillenie vise haut

Le derby américain du 100 messieurs Christian Coleman-Ronnie Baker s'annonce samedi comme le temps fort de la réunion d'athlétisme de Londres, où Renaud Lavillenie va tenter d'oublier sa cuisante défaite la semaine dernière à Rabat.

Baker (24 ans) mène cette saison deux victoires à une face à son cadet (22 ans), mais Coleman, de retour de blessure, a remporté sur le fil du même centième (9 sec 98) le dernier "choc", à Rabat.

Dans la capitale marocaine, Lavillenie est passé complètement à côté du concours, incapable de franchir 5,60 m, un problème aussi de réglage car le Clermontois était chaque fois bien au-dessus de la barre.

Le détenteur du record du monde (6,16 m) a soufflé depuis début juin le chaud et le froid, plus souvent battu qu'à son habitude, trois fois entre Montreuil, Paris et donc Rabat.

A trois semaines des Championnats d'Europe de Berlin, où il visera un 4e titre continental en plein air, Lavillenie a l'occasion de retrouver son élan dans la capitale britannique, motivé par la présence du champion du monde américain Sam Kendricks et du junior suédois Armand "Mondo" Duplantis.

- Souvenirs heureux -

Le Clermontois n'a que des souvenirs heureux au stade olympique, avec le sommet de la médaille d'or aux Jeux de 2012, mais aussi le record du meeting (6,03 m) établi le 25 juillet 2015.

Autres leaders de l'athlétisme français, le champion du monde du 800 m Pierre-Ambroise Bosse, engagé ce vendredi soir à Monaco, et Jimmy Vicaut (100 m) sont directement intéressés par les résultats du meeting londonien, seule étape de la Ligue de diamant à se disputer sur deux jours (samedi et dimanche).

Sur le double tour de piste, le Polonais Adam Ksczot, dauphin de Bosse aux Mondiaux, passe un test important face au Kényan Emmanuel Korir.

Et sur la ligne droite londonienne, les meilleurs sprinters britanniques, Zharnel Hughes, Chijindu Ujah et Adam Gemili défient les Américains dans une répétition avant Berlin.

Ronnie Baker, lointain parent du triple champion du monde (100/200/4X100 m) 2007 Tyson Gay, et Christian Coleman sont provisoirement débarrassés à Londres de leur compatriote Noah Lyles.

Le plus jeune (21 ans depuis le 18 juillet) et probablement le plus talentueux de la nouvelle vague US, Lyles dispute le 200 m à Monaco.

- Adieux au stade -

Originaire du Kentucky, où les pur-sang sont les plus rapides du monde, Baker aime à rappeler que "le talent est un don de Dieu". Boule de muscles d'1,74 m, Coleman est plutôt du genre "quarter horse", la monture préférée du cow-boy au démarrage de dragster.

Le sprinteur d'Atlanta n'est pas pour rien détenteur des record (6 sec 34) et titre mondiaux du 60 m. Il est également vice-champion du monde du 100 m en 2017 à Londres.

Pour les adieux au stade olympique du Britannique Greg Rutherford, les organisateurs avaient réuni la crème du saut en longueur.

Mais Juan Miguel Echevarria, pas encore 20 ans et probablement le produit le plus abouti de l'école cubaine des sauts en extension, s'est blessé à l'entraînement.

Le jeune prodige Cubain, qui possède un record régulier à 8,68 m - ayant aussi franchi 8,83 m avec un souffle de vent de trop le 10 juin à Stockholm -, laisse au Sud-Africain Luvo Manyonga le rôle de grand favori.

Formidable compétiteur, Rutherford a tout gagné durant sa carrière, mais sans jamais sauter loin.

Londres tombe aussi à point pour la Russe Mariya Lasitskene. La double championne du monde du saut en hauteur, qui restait sur deux ans et 45 concours d'invincibilité, avait été incapable de franchir 1,94 m à Rabat.

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