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Pour BHL, l'antisémitisme est "au cœur" du mouvement des "gilets jaunes"

Pour BHL, l'antisémitisme est
Bernard-Henri Levy en mai 2017 à ParisPHILIPPE LOPEZ

La violence et l'antisémitisme sont "au cœur" du mouvement des "gilets jaunes", a estimé lundi l'écrivain Bernard-Henri Lévy en dénonçant trop de "mais" dans les condamnations des insultes antisémites contre le philosophe Alain Finkielkraut.

"On ne peut malheureusement pas dire que l'antisémitisme est aux marges du mouvement", "c'est le cœur du mouvement", a-t-il déclaré sur Europe 1.

"Cela ne veut pas dire que le mouvement est intrinsèquement antisémite, mais cela veut dire qu'il serait temps qu'ils se manifestent fortement pour dire +pas en notre nom+, pas comme ils le font maintenant +oui, d'accord, mais+... Il n'y a pas de mais", a-t-il poursuivi.

"Quand une femme se fait agresser dans la rue, il est interdit de se demander si sa jupe a été trop courte. Quand un juif se fait agresser parce qu'il est juif il est interdit de se demander si on est d'accord avec lui ou pas, on commence par dénoncer", a souligné Bernard-Henri Lévy. "En 2019 l'antisémitisme est inacceptable et il n'y a pas de mais (...) Et on a entendu trop de mais dans les dernières heures".

Selon lui, les slogans antisémites sont "l'aboutissement" de la violence "contre les les journalistes, contre les policiers, contre la représentation nationale qui a commencé dès le premier acte de ce mouvement".

Il a également critiqué les déclarations "ahurissantes" de Jean-Luc Mélenchon sur "l'antisémitisme instrumentalisé" comme "s'il fallait l'opposer à un antisémitisme franc et loyal".

Le parquet de Paris a ouvert dimanche une enquête sur les injures antisémites adressées samedi au philosophe et académicien Alain Finkielkraut en marge d'une manifestation de "gilets jaunes".

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