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Salary Cap: la LNR "maintient" que Montpellier aurait dû être sanctionné

Salary Cap: la LNR
La Ligue nationale de rugby (LNR) persiste et signe: Montpellier, dédouané jeudi de tout dépassement du plafond de la masse salarial ("salary cap") par la commission d'appel fédérale, aurait dû être FRANCK FIFE

La Ligue nationale de rugby (LNR) persiste et signe: Montpellier, dédouané jeudi de tout dépassement du plafond de la masse salarial ("salary cap") par la commission d'appel fédérale, aurait dû être sanctionné, a-t-elle estimé vendredi dans un communiqué.

Le club héraultais, épinglé en mars pour un dépassement de 350.000 à 400.000 euros lors de la saison 2016-2017, a simplement écopé d'une amende de 50.000 euros dont 30.000 avec sursis pour ne pas avoir communiqué des documents comptables au salary cap manager de la LNR, chargé de le contrôler. Celui-ci avait renvoyé Montpellier devant le gendarme financier du rugby professionnel, qui l'avait blanchi, une décision dont la Ligue avait fait appel.

La LNR, qui a rappelé la "procédure méthodique, documentée et conforme au règlement" menée par le salary cap manager, "maintient que ce constat (dépassement du salary cap, NDLR) aurait dû entraîner une sanction" à l'encontre du MHR, avec qui les relations sont très fraîches depuis deux saisons.

"Quoi qu'il en soit, la LNR réaffirme sa détermination totale et sans faille à maintenir le Salary Cap comme pierre angulaire de la régulation économique de notre sport et à le faire respecter, en renforçant davantage l'intensité des contrôles, les moyens d'investigation mis à disposition du Salary Cap Manager et en responsabilisant encore plus l'ensemble des acteurs: clubs, joueurs et agents. C'est l'objet de la réforme qui entre en vigueur cette saison" a-t-elle ajouté.

Le barème des sanctions en cas de dépassement du plafond salarial, fixé à 11,3 M EUR par club, a ainsi été alourdi avec une interdiction de recrutement pouvant aller jusqu'à trois saisons, en plus de sanctions financières.

La Ligue regrette également "l'obstination" de Montpellier, dont le propriétaire Mohed Altrad est devenu début 2018 le premier partenaire maillot de l'histoire du XV de France, dans sa démarche de "dérégulation, qui est contraire à l'intérêt général du sport français".

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