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Syrie: 5 civils tués dans des frappes sur un bastion de l'EI à Damas, selon l'OSDH

Syrie: 5 civils tués dans des frappes sur un bastion de l'EI à Damas, selon l'OSDH
Un panache de fumée s'élève dans le ciel après des bombardements du régime sur le camp de Yarmouk et des quartiers avoisinants, le 21 avril 2018Rami al SAYED
Syrie

Cinq civils, dont un couple et leur enfant, ont été tués en 24 heures par des bombardements du régime syrien sur un des derniers bastions de l'organisation Etat islamique (EI) dans la périphérie sud de Damas, a rapporté dimanche une ONG.

Les troupes syriennes pilonnent depuis plusieurs jours le camp palestinien de Yarmouk et les quartiers voisins, majoritairement tenus par l'EI, mais où vivent également des milliers de civils, afin de reprendre le contrôle total de la capitale.

Les bombardements se poursuivent dans cette zone dimanche, avec des frappes aériennes, des tirs d'artillerie et de roquettes, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Parmi les victimes figurent un couple et leur enfant, tués samedi, selon l'OSDH qui précise qu'un homme a succombé à ses blessures et qu'un autre est décédé dans des bombardements menés dimanche.

"Cela porte à 11 le nombre de civils tués depuis l'intensification des bombardements jeudi", a précisé le directeur de l'Observatoire, Rami Abdel Rahmane.

Avant le début du conflit syrien en 2011, Yarmouk abritait quelque 160.000 personnes, y compris des Syriens. Aujourd'hui, seules quelques milliers de personnes y vivent encore.

"Le dernier hôpital qui continuait de fonctionner dans Yarmouk est maintenant totalement hors-service", a déploré dimanche dans un communiqué la mission de l'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).

"Quatre jours de combats intenses ont détruit des milliers de maisons", poursuit l'UNRWA, réclamant un accès humanitaire pour distribuer de la nourriture et des médicaments. "Les blessés et les malades devraient pouvoir être évacués."

Après l'annonce par Damas de la reconquête totale des territoires rebelles dans la Ghouta orientale, aux portes de la capitale, au terme d'une opération ayant tué 1.700 civils selon l'OSDH, les poches de résistance dans le sud de Damas sont désormais dans le viseur du régime.

Ces zones sont majoritairement contrôlées par l'EI depuis 2015.

En expulsant les jihadistes du sud de Damas, le régime contrôlerait l'ensemble de la capitale et de ses environs pour la première fois depuis 2012.

Défait par une vaste opération militaire menée contre son "califat" autoproclamé en 2014 sur un territoire à cheval sur l'Irak et la Syrie, l'EI ne contrôle plus que 5% du territoire syrien, notamment des zones désertiques du centre et de l'est du pays.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques par le régime de Bachar al-Assad, le conflit en Syrie s'est complexifié au fil des ans avec l'implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

Il a fait plus de 350.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

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