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Taïwan: vastes manoeuvres militaires simulant une invasion de l'île

Taïwan: vastes manoeuvres militaires simulant une invasion de l'île
Des soldats participent à des exercices militaires à la base de Hualien, le 30 janvier 2018 à TaïwanMandy CHENG
Chine

L'armée taïwanaise a participé mardi à des exercices militaires à balles réelles, simulant un scénario d'invasion de l'île, au moment où Pékin augmente la pression.

Des avions de reconnaissance ont été envoyés observer des navires "ennemis" s'approchant de l'île tandis que des blindés tiraient des obus sur des envahisseurs simulant un débarquement dans le port de Hualien (est).

Des hélicoptères de combat ont lâché des leurres et des chasseurs F-16 ont fait semblant de réaliser des frappes aériennes en soutien des troupes au sol combattant des "ennemis" qui portaient des casques rouges pour qu'on puisse les reconnaître.

Le ministère taïwanais de la Défense n'a pas précisé que ces manoeuvres annuelles simulaient une invasion chinoise, mais il a indiqué qu'elles visaient à "montrer la détermination à préserver la paix dans le Détroit de Taïwan et la sécurité nationale".

Depuis l'arrivée au pouvoir en 2016 de la présidente Tsai Ing-wen et de son Parti démocratique progressiste (PDP), traditionnellement hostile à Pékin, les relations entre Taïwan et la Chine se sont considérablement rafraîchies.

L'île vit sa propre destinée depuis 1949, quand les nationalistes du Kuomintang (KMT) avaient fui la Chine continentale après leur défaite face aux troupes communistes de Mao Tsé Toung.

Mais Pékin la considère toujours comme partie intégrante de son territoire pouvant être reprise par la force le cas échéant.

Mme Tsai s'était élevée le mois dernier contre "l'expansion militaire" de la Chine depuis son arrivée au pouvoir, dénonçant une intensification des manoeuvres aériennes et navales chinoises autour de l'île.

Pékin et Taipei se sont en outre récemment opposés sur l'ouverture par la Chine de nouveaux couloirs aériens au-dessus du détroit, dont les autorités taïwanaises réclament la fermeture en se plaignant de ne pas avoir été consultées et en affirmant que les nouvelles routes sont "dangereuses" et qu'elles ont été mises en place pour des raisons politiques.

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