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Tensions avec la Corée du Nord - Le ministre japonais des Affaires étrangères attendu à Séoul la semaine prochaine

(Belga) Le ministre japonais des Affaires étrangères Taro Kono va se rendre pour la première fois en visite officielle en Corée du Sud la semaine prochaine, avec la volonté d'influencer la prochaine rencontre entre les responsables nord- et sud-coréens, rapporte l'agence Kyodo mardi sur base de sources gouvernementales non identifiées.

Le ministre Kono compte rencontrer le président sud-coréen Moon Jae-in et lui demander d'aborder, lors de sa prochaine rencontre avec les dirigeants du nord, l'épineux dossier de l'enlèvement de citoyens japonais par Pyongyang dans les années 70 et 80. Le Japon n'ayant pas de communications directes avec la Corée du Nord, les autorités auraient ainsi décidé de passer par Séoul pour que cette problématique revienne à l'avant-plan. Le sommet, historique, rassemblant nord et sud de la péninsule coréenne aura lieu le 27 avril. Le voyage de Taro Kono à Séoul, s'il se confirme, devrait précéder ce sommet. Il s'agirait de la première visite d'un chef de la diplomatie japonaise depuis le déplacement de son prédécesseur Fumio Kishida en décembre 2015. A l'époque, les deux pays avaient signé à cette occasion un accord sur la problématique des "femmes de confort", système passé d'esclavage sexuel au profit des soldats japonais. Selon les sources relayées par Kyodo, le ministre japonais souhaite aussi rencontrer son homologue sud-coréenne Kang Kyung Wha, en vue d'une amélioration des liens bilatéraux, toujours mis à mal, justement, par l'épineuse question des femmes de confort. Le ministre aurait pour projet de rester en Corée du sud pendant deux jours, à une date indéterminée mais probablement entre le 9 et le 13 avril. Le Japon rapporte, officiellement, que 17 de ses citoyens ont été enlevés sur ordre des autorités nord-coréennes dans les années 70 et 80, des "locaux" utilisés par Pyongyang pour former des espions. Pyongyang est également suspecté dans d'autres disparitions. La Corée du Nord n'a cependant reconnu, en 2002, qu'un nombre moindre d'enlèvements, assurant que 8 de ces personnes sont entre-temps décédées. 5 autres avaient alors été libérées. (Belga)

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