Trois manifestants tués en 24 heures dans le sud de l'Irak (médecins)

Trois manifestants tués en 24 heures dans le sud de l'Irak (médecins)
Heurts entre manifestants irakiens et forces de sécurité à Bassora, dans le sud de l'Irak, le 4 septembre 2018Haidar MOHAMMED ALI

Trois manifestants ont été tués ces dernières 24 heures à Bassora, ville pétrolière du sud de l'Irak secouée depuis deux mois par un mouvement de contestation sociale, ont indiqué mardi des sources médicales.

La grogne sociale, qui avait faibli, a repris de plus belle depuis vendredi.

Mardi soir, alors que des milliers de personnes ont manifesté devant le siège du gouvernorat à Bassora, deux manifestants ont été tués, ont indiqué des sources médicales sous couvert de l'anonymat sans être en mesure de préciser les circonstances exactes de leur mort.

Une vidéo tournée par des militants montre les deux jeunes gens à la morgue et sur l'un d'eux on peut voir une blessure par balle sur la tempe.

Parmi les protestataires, certains ont lancé des cocktails molotov et des bâtons de feux d'artifice sur le bâtiment, tandis que les forces de l'ordre ont riposté avec des grenades lacrymogènes et des tirs en l'air, ont constaté des correspondants de l'AFP.

Selon les sources médicales, une quinzaine de membres des forces de l'ordre ont été blessés dans ces heurts.

Plus tôt dans la journée à Bagdad, le Premier ministre Haider al-Abadi a affirmé lors de sa conférence de presse hebdomadaire, qu'une enquête avait été ouverte sur la mort lundi d'un manifestant, rappelant avoir ordonné qu'"aucune balle réelle ne soit tirée, ni en direction des manifestants, ni en l'air".

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