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Un bébé touché par une balle perdue à Rio, le 15e enfant en 2018

Un bébé touché par une balle perdue à Rio, le 15e enfant en 2018
Dans une favela de Rio de Janeiro, le 3 mars 2018MAURO PIMENTEL
Enfants

Quinze enfants ont été touchés par des balles perdues depuis le début de l'année à Rio de Janeiro, le dernier en date étant un bébé de six mois qui doit être opéré mardi après avoir été blessé à l'épaule.

Selon l'ONG Fogo Cruzado, qui recense les fusillades dans la métropole brésilienne, le bébé a été atteint par une balle lundi soir dans la cour d'une école située à Cosme Velho, quartier historique et aisé du sud de Rio.

L'enfant se trouvait dans les bras de sa mère, qui était allée chercher son grand frère, âgé de six ans, a indiqué l'école privée Sao Vicente de Paulo dans un communiqué.

L'établissement "a été brutalement mis sur la carte de la violence de Rio, quand une balle perdue a atteint un bébé dans les bras de sa mère, qui attendait que son autre enfant termine une activité sportive".

Selon le journal O Globo, la vie du bébé n'est pas en menacée, mais la balle est restée logée dans son épaule et sera retirée mardi.

Parmi les 15 enfants touchés par des balles perdues en 2018 recensés par Fogo Cruzado, quatre sont décédés.

Parmi eux, une petite fille de trois ans tuée en février dans la voiture de ses parents et un bébé d'un an et sept mois touché en pleine tête dans une poussette lors d'une fusillade dans une favela, en mars.

L'ONG a montré dans un rapport en avril que près de la moitié (46%) des écoles publiques de Rio ont connu au moins une fusillade dans un rayon de 300 mètres, de février 2017 à février 2018.

Près de deux ans après les Jeux Olympiques, la sécurité à Rio s'est considérablement détériorée, une situation aggravée par les scandales de corruption et une grave crise financière, les policiers étant souvent payés avec des mois de retard.

Considérant que les autorités locales sont débordées par l'escalade de la violence, le président Michel Temer a confié par décret en février à l'armée le commandement des forces de sécurité de l'Etat de Rio.

Mais ces mesures drastiques n'ont pas encore eu d'effets visibles et les fusillades continuent de terroriser la population au quotidien.

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