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Une journaliste veut attaquer en justice le policier qui l'a éborgnée à Hongkong: "Ils ne peuvent pas faire tout ce qu'ils veulent"

Une journaliste veut attaquer en justice le policier qui l'a éborgnée à Hongkong:

L'histoire de cette journaliste indonésienne, basée à Hong Kong et qui couvrait la crise sur place.... Au mois de septembre, alors que les violences entre policiers et manifestants sont au plus fort, elle est blessé par un tir de balles en caoutchouc. Un tir de policier. La journaliste a perdu la vue d'un œil. Et aujourd'hui, elle raconte...

À peine quelques secondes après l'incident, alors qu' elles se trouve sur un pont parmi d'autres journalistes, Veby Mega Indah, 39 ans, vient de recevoir une balle en caoutchouc lancée par un policier.

"Je ne pouvais pas ouvrir mon œil à ce moment-là parce qu'il était déjà enflammé et, honnêtement, je pensais que j'allais mourir. Je sentais une douleur atroce dans mon œil droit. Je ne sentais plus mon visage mais bien la douleur dans mon œil", raconte-t-elle.

Les premiers secours arrivent, alertés par les cris des journalistes. Mais Veby a définitivement perdu la vue à son œil droit. Face à la presse, la police se défend. Elle nie avoir visé la journaliste.

"Sur le pont il y avait aussi énormément de casseurs qui attaquaient nos officiers de police. Notre collègue n'a pas eu d'autre choix que de répondre avec un degré de force approprié mais je suis absolument certain qu'il n'y avait pas d'intention de blesser un journaliste", déclare Tse Tchung-Chung, Directeur des relations publiques de la police Hongkong.

Aujourd'hui, cette journaliste originaire d' Indonésie souffre de stress post-traumatique et ne peut plus travailler. Elle lance une demande officielle pour identifier le policier qui l'a blessé afin de le poursuivre en justice. "À travers mon cas, je veux envoyer un message à la police pour qu'ils sachent qu'ils sont responsables de leurs actes. Ils ne peuvent pas faire tout ce qu'ils veulent". Un message fort et plus que jamais d' actualité. Selon Reporters sans frontières, plus de cent journalistes ont été agressés depuis le début des manifestations, il y a six mois.

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