USA: audience le 12 juillet dans le litige entre Trump et une star du porno

USA: audience le 12 juillet dans le litige entre Trump et une star du porno
La star du porno Stormy Daniels affirme avoir signé un accord pour garder le silence sur sa relation extraconjugale avec Donald TrumpMANDEL NGAN, Ethan Miller

Un tribunal de Los Angeles doit examiner le 12 juillet le recours de la star du porno Stormy Daniels qui souhaite invalider l'accord de confidentialité qu'elle a signé avec un avocat du président américain Donald Trump, d'après des documents judiciaires publiés mercredi.

Un document de demande d'arbitrage publié mercredi dans la presse américaine lie par ailleurs une avocate travaillant pour l'entreprise de Donald Trump à Stephanie Clifford, le vrai nom de Stormy Daniels.

L'avocat de l'ex-actrice de films pornographiques, Michael Avenatti, a déposé la semaine dernière une plainte demandant à faire invalider l'accord de confidentialité qu'elle a signé quelques jours avant l'élection de novembre 2016 pour, selon ses dires, qu'elle garde le silence sur une relation extraconjugale qu'elle dit avoir eue avec le magnat de l'immobilier.

La plainte argumente que l'accord de confidentialité n'est pas valide car il ne porte pas la signature de Donald Trump.

Ce texte précise aussi que Stephanie Clifford a démarré une "relation intime" avec M. Trump à l'été 2006 et qu'elle a continué une bonne partie de 2007. A l'époque, M. Trump était déjà marié avec Melania et leur fils Barron avait quelques mois.

Mercredi, le Wall Street Journal a publié une demande d'arbitrage datée du 22 février et déposée devant la société ADR à Irvine, dans le comté d'Orange en Californie.

Le document est signé de Jill A. Martin, avocate associée à l'adresse One Trump National Drive, à Rancho Palos Verdes, l'adresse du Trump National Golf Club en Californie. Le document utilise le pseudonyme Peggy Peterson pour désigner Mme Clifford.

La plainte de Stormy Daniels faisait état de cette demande d'arbitrage, la décrivant comme une pression supplémentaire destinée à lui faire garder le silence sur la liaison présumée.

La Maison Blanche répète que le président a démenti fermement l'existence d'une relation intime avec Mme Clifford, 38 ans, qui a proposé lundi de rembourser les 130.000 dollars touchés en 2016 en échange de son silence.

Elle a aussi demandé le droit de publier les SMS échangés avec M. Trump, des photos et des vidéos relatives à cette relation, d'après une lettre envoyée à Michael Cohen, avocat du milliardaire.

"Je pense qu'il est temps qu'elle raconte son histoire et que le public puisse décider qui dit la vérité", a déclaré M. Avenatti la semaine dernière.

Mme Clifford a par ailleurs demandé à ce que la juge Elizabeth Feffer en charge de son litige avec M. Trump soit remplacée, faisant état d'un conflit d'intérêt car la magistrate cherche à se faire nommer dans un tribunal fédéral.

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