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Vaucluse: deux enfants tués par leur mère, sur fond de séparation

Vaucluse: deux enfants tués par leur mère, sur fond de séparation
Un garçon de quatre ans et sa soeur de sept ans ont été étouffés par leur mère qui a été hospitalisée lundi soir à Cavaillon (Vaucluse), un drame provoqué par la séparation des parents selon un courrChristophe SIMON

Un garçon de quatre ans et sa soeur de sept ans ont été étouffés par leur mère lundi soir à Cavaillon (Vaucluse) qui vivait mal la séparation avec leur père selon un courrier qu'elle a laissé, ont indiqué mardi des sources concordantes.

C'est le père qui a alerté les policiers, après avoir découvert ses enfants inanimés au côté de leur mère dont il était séparé, sur le lit parental, vers 22h15, a précisé la Direction de la sécurité publique du Vaucluse, confirmant une information initiale du quotidien La Provence.

Prostrée à l'arrivée des secours, la mère de famille a été hospitalisée d'office et n'avait encore pu être entendue mardi soir, a indiqué le procureur de la République d'Avignon Philippe Guémas.

"L'autopsie réalisée jeudi par l'Institut médico-légal de Nîmes devra le confirmer, mais il semblerait que les deux enfants ont été endormis au Lexomil, (un anxiolytique) avant d'être étouffés", a précisé le procureur.

Le couple s'était séparé il y a deux ans, mais continuait à cohabiter jusqu'au départ du père au mois d'août, a expliqué le procureur. Ce dernier, âgé de 34 ans, qui avait l'habitude de prendre des nouvelles quotidiennement est retourné lundi soir au domicile "inquiet" faute de réponses à ses appels, a ajouté la même source.

Une source policière souligne que la "mère vivait mal la situation" de séparation d'avec son compagnon, insiste-t-on de source policière.

La mère, âgée de 42 ans, aurait tenté de mettre fin à ses jours mais était consciente à l'arrivée de son ex-compagnon. Elle a laissé un courrier expliquant son geste et a reconnu les faits, a indiqué la même source.

"On peut supposer qu'elle ait pris des médicaments, mais cela devra être confirmé par des examens médicaux", a expliqué M. Guémas, ajoutant que son état de santé ne permettait pas de l'interroger.

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