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Emploi, logement, climat, mobilité: voici à quoi les Bruxellois devront s'attendre ces 5 prochaines années (vidéos)

  • Les grandes lignes du programme du gouvernement bruxellois

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  • Accord des 6 partis sur le programme du gouvernement bruxellois

  • Accord pour former le gouvernement bruxellois: l''agenda

 

Rudi Vervoort, qui prêtera serment devant le roi en tant que ministre-président bruxellois demain, a présenté le projet du futur gouvernement bruxellois pour les cinq prochaines années. Quelques heures après l'allocution de Rudi Vervoort, PS, Ecolo et Défi avaient déjà voté à l'unanimité, l'accord de gouvernement bruxellois..

Les six partis francophones et flamands en discussion ces dernières semaines pour la constitution d'un gouvernement bruxellois (socialistes, écologistes, DéFI et Open Vld) ont bouclé cette nuit un accord sur le programme, malgré les tentatives répétées des libéraux flamands de ramener le MR dans cette coalition. Le socialiste Rudi Vervoort, futur ministre-président bruxellois, a donc présenté l'accord de gouvernement, qui a reçu, ce mercredi soir, le soutien du PS, de Défi et d'Ecolo: les membres de ces trois partis ont voté en faveur de cet accord à l'unanimité.

Face à la presse, Rudi Vervoort a rappelé qu'il est possible de se mettre d'accord en dépit des cultures linguistiques différentes de chacun. "Le modèle bruxellois amène deux communautés (néerlandophone et francophone, ndlr) à travailler ensemble et donc six familles politiques, a-t-il souligné. On fonctionne dans un spectre plus large qu'aux autres niveaux de pouvoir et pourtant, cela ne nous a jamais empêché de mener des politiques efficaces".

Les négociateurs ont tracé les grandes lignes de l'accord de majorité qu'ils présenteront demain au parlement. Cet accord concerne plusieurs compétences pour Bruxelles, comme le logement, l'emploi, le climat, etc.

Les négociateurs estiment qu'ils ont d'abord dû répondre à deux urgences: "L'urgence sociale et l'urgence climatique", a résumé Rudi Vervoort, en ajoutant "un enjeu de gestion, lié à l'évolution de nos institutions en Belgique".


Le logement

La crise du logement à Bruxelles est "un enjeu majeur" pour les négociateurs, dit Vervoort. Et pour cause: à l'heure où nous écrivons ces lignes, 15.000 Bruxellois sont en attente d'un logement social. Comment régler ce problème? "Par un éventail de mesures", décrit Vervoort. "Ça ira de la remise en état locatif de logement sociaux, de l'acquisition de nouveaux logements, à la socialisation de logements dans le parc public existant, et la création d'un fonds public de garantie locative, constitué pour venir en soutien aux 60% de locataires Bruxellois". En effet, à Bruxelles, 40% de la population est propriétaire.

L'emploi

Les négociateurs ont voulu favoriser l'accès à un emploi durable et de qualité. Une des mesures proposées par le futur gouvernement bruxellois est la garantie jeunesse. "Elle a été mise en place durant la dernière législature et a porté ses fruits, considère Vervoort. Nous la transformons en garantie-solution et elle sera étendue progressivement à l'ensemble des demandeurs d'emploi".

Le futur gouvernement entend lancer un projet pilote "zone zéro chômeur" et introduira un revenu de formation qui viendra "compléter l'allocation d'un chercheur d'emploi. Nous estimons que c'est dans cette voie-là qu'il faut aller. Et nous accorderons une attention particulière aux demandeurs d'emploi de plus de 55 ans", promet Vervoort.

La mobilité

En évoquant "l'apaisement de l'espace public", la future équipe gouvernementale veut une ville plus tranquille et plus sereine. "Le Gouvernement défend la "Vision Zéro" : zéro mort et zéro blessé grave est en effet le seul objectif acceptable, décrit la note rédigée par les négociateurs. Le gouvernement a l'ambition de généraliser la zone 30 à Bruxelles d'ici 2021 (à l'exception des voiries structurantes, ndlr) et "s’engage à définir des actions prioritaires spécifiques, en ce compris des actions provisoires urgentes avant l’aménagement définitif, pour améliorer la sécurité aux points noirs identifiés comme les plus accidentogènes de la Région".

La gouvernement veut aussi doubler l'usage du vélo en 5 ans et encadrer plus efficacement l'usage des trottinettes et vélos partagés. De quoi soulager ceux qui en avaient assez de voir des trottinettes et vélos partagés "garés" n'importe où et n'importe comment.

Côté transports en commun, le gouvernement entend augmenter l'offre en surface d'ici 2025 (+30% de bus, par exemple). Il promet aussi d'améliorer la régularité de ligne de bus 71, chère aux étudiants des campus universitaires situés à Ixelles, notamment. Les trams ne seront pas oubliés: le gouvernement veut créer de nouvelles lignes "sur l’ensemble du territoire régional", transformer en trams des lignes de bus structurantes (la ligne 95 et 49 notamment) et mettre en site propre des lignes de tram existantes. Le gouvernement évoque également "la réalisation d’ici 2021 de la prolongation des trams 3 et 9 vers le plateau du Heysel et, d’ici 2024, des nouvelles lignes de tram vers Neder-Over-Hembeek et Tour & Taxis".

Et le gratuité, souvent évoquée durant la campagne? Elle sera étendue aux moins de 25 ans et aux plus de 65 ans à partir de 2020.

Le climat

Toutes les mesures sont destinées à servir l'objectif d'une ville "zéro carbone" à l'horizon 2050, conformément aux objectifs internationaux fixés.


La santé

Le gouvernement entend multiplier les pôles emploi-formation en y ajoutant un pôle alimentation durable. "Tout le monde connaît les contrats de quartiers, ici il nous semble pertinent de lancer un mécanisme de contrat de santé social-santé", détaille-t-il.


L'économie

Le gouvernement veut réguler et décarboner l'économie et mettre l'accent sur l'économie circulaire (afin de favoriser les emplois non délocalisables, ndlr). "L’objectif du gouvernement est qu’à l’horizon 2030 seuls les modèles économiques exemplaires sur le plan social et environnemental bénéficient encore du soutien public régional", explique Vervoort.

La lutte contre les violences

Le futur gouvernement veut s'attaquer à la violence et aux discriminations. "Ce sont des phénomènes qui ont une réalité urbaine plus forte qu'ailleurs, rappelle Vervoort. Nous allons établir un code bruxellois de lutte contre les discriminations", promet-il en précisant qu'il s'agissait d'une demande du monde associatif.

Plus d'informations à venir.

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