La grande opération de police menée à Anderlecht mardi concernait des mariages blancs entre Portugaises et Pakistanais

Nous vous en parlions en primeur mardi matin: une intervention de police de grande ampleur a paralysé quelques rues à Anderlecht. On soupçonnait un trafic d'êtres humains, mais il a fallu attendre un communiqué du parquet concerné pour en avoir la confirmation.

En effet, la police judiciaire fédérale a mené 18 perquisitions à Bruxelles et Ypres dans le cadre d'une enquête sur des mariages de complaisance entre des hommes pakistanais et des femmes portugaises. Dix-sept personnes ont été arrêtées, a indiqué mardi la section brugeoise du parquet de Flandre occidentale.

L'opération s'est notamment déroulée au quartier de Cureghem à Anderlecht, où des hélicoptères de la police ont été aperçus dès 5h du matin. Quelque 300 agents y ont participé.

Un juge d'instruction devra statuer sur le maintien en détention ou non des 17 personnes interpellées, tandis que 43 sans-papiers d'origine pakistanaise ont également été contrôlés.

L'enquête a débuté sur la base de soupçons de fonctionnaires à Ypres au sujet de plusieurs mariages suspects. Grâce à de faux documents portugais, des mariages ont été enregistrés en Belgique afin de permettre aux hommes pakistanais d'obtenir un permis de séjour.

Les femmes portugaises rentraient dans leur pays après les contrôles de la police. Une équipe d'enquêteurs avait été mise en place entre la Belgique et le Portugal dans le giron d'Eurojust, l'organe judiciaire européen.

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