En ce moment
 
 

Rumeurs infondées de viol sur une fillette à Schaerbeek: le bourgmestre reproche à des élus cdH et PS des appels à la haine et à la violence

 
 

En voulant exprimer leur soutien aux parents inquiets suite aux accusations de viol dans une école de Schaerbeek (démenties par le parquet), des élus cdH et PS ont-ils lancé des appels à manifester violemment voire, à la haine? C'est ce que pense Bernard Clerfayt, bourgmestre de Schaerbeek, qui a décidé de porter plainte. Du côté du cdH, on dit soutenir l'élu visé par la plainte: Yusuf Yildiz.

Le cdH bruxellois a réagi mercredi soir aux critiques du bourgmestre de Schaerbeek Bernard Clerfayt (DéFI) à l'encontre de son ancien colistier (aux communales) passé dans les rangs du cdH, Yusuf Yildiz, à la suite de l'affaire des rumeurs infondées de viol sur une fillette de 4 ans de l'école communale N°1, dans la rue Josaphat. Pour rappel, le parquet de Bruxelles a indiqué mardi, sur base des premiers éléments de l'enquête, qu'il n'y a pas eu d'abus sexuel, contrairement à ce que craignaient les parents. Il serait question de saignements à la suite d'une infection.

Clerfayt demande l'exclusion du conseiller communal cdH et s'en prend aussi au socialiste Cellou Satina Diallo

Selon le bourgmestre de Schaerbeek, Yildiz s'est rendu coupable d'"un appel à la violence dans une vidéo en turc sur les réseaux sociaux", ce qui correspond sans doute à la vidéo dans laquelle le conseiller communal parle face caméra, et qu'il a postée vendredi. Cette vidéo est accompagnée d'un commentaire évoquant un abus sexuel sur un enfant de 4 ans, alors même que cette information n'était pas confirmée par la justice.

Un poste Facebook a été intégré à cet endroit.
Vous devez accepter les cookies de réseaux sociaux et le partenaire 'facebook' pour afficher ce contenu.

Bernard Clerfayt annonçait du même coup le dépôt d'une plainte pour "appels à la violence", et ajoutait réclamer du cdH que Yusuf Yildiz soit exclu du parti et de ses liste électorales (pour les régionales). 

Selon Bernard Clerfayt, d'autres "intervenants" auraient aussi, sur les réseaux sociaux, appelé "à manifester violemment": "le conseiller communal socialiste de la Ville de Bruxelles, Cellou Satina Diallo et le conseiller communal, chef de groupe socialiste au conseil communal de Schaerbeek, M. Bouhjar".

Sur Facebook, on peut en effet voir M. Diallo manifester parmi les parents en colère et l'entendre dire qu'il "est vraiment honteux que ce genre d'événements se passent dans une école" et demander "la démission du directeur", alors même que le viol n'avait pas été confirmé (puis, a été démenti). Sur son profil Facebook, se mêle les interventions de l'élu et des posts du public (l'élu ne semble pas avoir restreint son profil Facebook et permet à tout un chacun d'y poster ce qu'il souhaite, ndlr), évoquant également un viol, et non des suspicions, ce qui a semé la confusion.

Ce jeudi matin, le PS n'avait pas encore réagi à cette affaire.

Un poste Facebook a été intégré à cet endroit.
Vous devez accepter les cookies de réseaux sociaux et le partenaire 'facebook' pour afficher ce contenu.

Le cdH reconnaît une "démarche maladroite" de la part de son élu

Dans un bref communiqué, le cdH bruxellois indique avoir "pris connaissance" des accusations et appelle surtout "au calme". Selon les humanistes de la capitale, l'élu local aurait surtout voulu "relayer un sentiment d'incompréhension" et une "demande de clarification", une démarche qui a pu "être jugée maladroite à la lumière de l'évolution du dossier", admet le parti. Mais, "Yusuf Yildiz ne tient pas de propos incitant à la haine et encore moins assimilables à du radicalisme", affirme le cdH, qui rejette ainsi toute position de "prédicateur de haine" telle que dépeinte par Clerfayt.

Yusuf Yildiz envisage une action en justice à son tour, selon son parti (il "a d'ores et déjà consulté un avocat afin de faire valoir ses droits").    

Le bourgmestre a rédigé un communiqué très ferme

Mercredi, le bourgmestre de Schaerbeek Bernard Clerfayt (DéFI) a annoncé via communiqué très ferme le dépôt d'une plainte "au nom de l'école communale n°1, de toute son équipe pédagogique et tout son personnel", visant d'une part des "appels à la violence" contre l'établissement scolaire et d'autre part les "dégradations" qui ont effectivement eu lieu.

Les conclusions du parquet n'ont pas apaisé certains parents, qui ont encore manifesté mardi devant l'établissement scolaire, ce qui a poussé le bourgmestre à ordonner une fermeture de l'école pour le reste de la semaine, en espérant un retour au calme. 


 




 

Vos commentaires