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Saisie de 151 kilos de cocaïne à Bruxelles: l'ancien policier avait caché la drogue chez sa petite amie

Saisie de 151 kilos de cocaïne à Bruxelles: l'ancien policier avait caché la drogue chez sa petite amie
© Photos police de Bruxelles

RTLinfo a pris connaissance d'éléments d’enquête liés au démantèlement, le 5 juin par la police judiciaire fédérale, d’un important trafic d’armes et de stupéfiants.

C’est en effectuant des perquisitions que la section grand banditisme a procédé à une saisie d’ampleur: 151 kilos de cocaïne sont trouvés, pour une valeur marchande de plus de 5 millions d’euros. 1 million d’euros en petites coupures a également été trouvé dans un autre lieu.


Un ancien policier admet avoir détenu et caché la drogue

D’après nos informations, la drogue a été trouvée au domicile d’une dame dont le compagnon est un ancien policier. Ce dernier, T. B., reconnait avoir possédé et dissimulé les stupéfiants pour le compte d’un tiers.

Selon l’enquête, son rôle est essentiellement celui d’un exécutant. L’homme est également gérant d’un restaurant à Bruxelles. Les policiers suspectent que cet établissement serve de couverture pour certaines activités criminelles.


Un détenu mis sur écoute

Les investigations ont également mis à jour le rôle central d’un homme M. M., d’origine Tchétchène. Il est suspecté d'être le dirigeant de cette organisation criminelle active dans le trafic d’armes et de stupéfiants.

D’après les éléments que nous avons obtenus, il a été placé en détention en décembre 2018 pour violences conjugales. En prison, il est dans le viseur des enquêteurs qui l’ont mis sur écoute afin de déterminer la nature de ses contacts.

Il s'agit d'une technique d’enquête tout à fait légale selon l’avocat pénalise Fabrice Guttadauria: "Ce genre d’écoute directe est légale si elle est autorisée par une ordonnance du juge d’instruction. Pour obtenir des informations utiles, les enquêteurs peuvent également placer des micros dans les cellules ou même dans les fourgons. Ils provoquent parfois certaines situations où les suspects peuvent communiquer entre eux, et les policiers alors écoutent tout".

En février 2019, M. M. obtient un bracelet électronique mais là encore les policiers l’observent et l’écoutent. Certains messages audio évoquent des transactions d’armes (dix "Glock") et de drogue. Il apparaît que son appartement bruxellois lui servait de base opérationnelle pour ses activités. L’organisation effectuait également des vols de stupéfiants auprès d’autres groupes afin de revendre la drogue dérobée.

Actuellement, 5 personnes sont en détention dans le cadre de ce dossier.

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