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PARENTS DE L'HORREUR à Charleroi: biberons à l'urine ou à l'alcool, malnutrition et autres traitements inhumains pour 5 enfants

PARENTS DE L'HORREUR à Charleroi: biberons à l'urine ou à l'alcool, malnutrition et autres traitements inhumains pour 5 enfants

Un couple est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Charleroi pour coups, privation d'aliments, traitements inhumains et dégradants sur leurs cinq enfants. Ceux-ci étaient semble-t-il nourris de couennes de jambon, de biberons à l'alcool ou à l'urine et forcés de manger leurs excréments. Un simulacre de noyade est également évoqué. La question d'une requalification en tortures a été évoquée à l'audience.

Christopher L. (27 ans) et Gwendoline V. (29 ans) ont cinq enfants qui ont tous été placés en famille d'accueil au fil des années. Suivis depuis longtemps par les services de protection de la jeunesse, après des hospitalisation pour malnutrition, les enfants ont fini par évoquer les scènes de violence quotidiennes et les traitements qu'ils ont tour à tour subis.

Selon le parquet de Charleroi, les punitions corporelles étaient récurrentes. Les enfants étaient régulièrement enfermés dans leur chambre durant de longues heures ou forcés de rester à genoux dans un coin, les bras en l'air. Lors d'une de ces punitions, l'une des fillettes avait déféqué sur elle et aurait été forcée à manger ses excréments par son père.

Les enfants souffraient clairement de malnutrition. Selon leurs dires, ils étaient souvent privés de repas et ne pouvaient manger que des couennes de jambon ou des croûtes de fromage, au point d'ailleurs qu'ils volaient les tartines de leurs congénères à l'école.

Le parquet évoque également des biberons à l'alcool afin d'endormir les plus jeunes, mais également de biberons remplis d'urine. L'une des victimes a également fait état d'un simulacre de noyade, alors qu'elle prenait son bain, ce qui avait entraîné une perte de connaissance et son hospitalisation.

Selon Me Mohymont, tuteur ad hoc des enfants, la souffrance de cette dernière fillette qui a cru mourir asphyxiée est suffisamment intense pour requalifier les faits en tortures. Avec pour conséquence que le tribunal correctionnel devrait se déclarer incompétent au profit de la cour d'assises.

Le parquet, en revanche, estime que les tortures nécessitent une intensité telle que les douleurs physiques ou mentales étaient insupportables. Or, le dossier, malgré sa gravité, ne démontrerait pas une telle atrocité, d'autant que le simulacre de noyade n'est pas objectivé par des constatations médicales. Me Balsarini, conseil de Christopher L., estime également que le tribunal ne doit pas requalifier les faits et maintenir la prévention de traitements inhumains. A noter que le couple nie formellement les faits. Le tribunal prendra sa décision sur ce problème de qualification le 17 octobre.

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